LA RÉFOR HE ECCLÉSIASTIQUE.
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modèle. Enfin, la réaction contre le caractère papiste dont s’estimprégné le Patriarcat s’accuse dans l’esprit démocratique,nettement presbytérien, qui préside à l’organisation de l’insti-tution appelée à le remplacer.
La plus contestée peut-être des réformes du grand règne areçu, depuis, la double consécration de la durée à l’intérieuret de l’expansion au dehors. Je ne prendrai pas sur moi d’endiscuter ici la valeur. L’œuvre subsiste; il y a toujours unSaint Synode à Saint-Pétersbourg. A-t-elle répondu à l’attentede l’ouvrier? Avec la dignité, l’indépendance et le pouvoir a-t-elle rendu ou donné à l'Église russe le gouvernement desâmes et les vertus nécessaires pour l’exercer? Ce sont desquestions auxquelles je ne saurais chercher des réponses sansêtre conduit sur un terrain de brûlante actualité, dont je mesuis interdit l’abord. Le Réformateur s’est d’ailleurs préoccupésurtout de faire le nécessaire pour empêcher l’Église d’être, oude devenir, un embarras dans le nouvel État créé par lui, et,à cet égard, on ne peut nier qu’il ait admirablement réussi.