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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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L’OEUVRE.

veloppement assez peu méthodique, il faut en convenir, etquelque peu fantaisiste, au début du moins, de ces prémisses.Le 30 janvier 1683, Serge Bouhvostof, écuyer de cour attachéaux écuries de plaisance, était engagé le premier pour le« service militaire de plaisance », dont le jeune Tsar a eu lafantaisie. Il sera plus tard le premier soldat du régiment Préo-brajenski. D’autres koniouhy, puis des jeunes gens de lanoblesse, appartenant au parti qui frondait le gouvernementde Sophie, étaient enrôlés successivement. En 1684, il y avaitdéjà trois cents volontaires et un commencement d’établis-sement militaire à Préobrajenskoïé. L’année suivante, Pierreayant osé publier ouvertement un ban de recrutement, lenombre des miliciens montait à mille et un second établis-sement était créé à Siémionof, d’où le nom futur du secondrégiment de la garde. En 1690 et 1691 avaient lieu les pre-mières manœuvres de cette troupe, dites « campagne de Sié-mionof » . En 1692, les « régiments de plaisance » recevaientleur organisation définitive, Pierre prenant le grade de sergent,dans le Préobrajenski, En 1694, dans la « campagne deKojouhof », autre série de manœuvres, ils figureront déjàcomme unités tactiques régulièrement constituées, et perdrontla qualité et le nom de « régiments de plaisance ». On ne joueplus au soldat; on se prépare à faire de la besogne sérieuse.Une compagnie de bombardiers était mise sur pied la mêmeannée, et le Tsar en faisait partie sous le nom de PierreAlexiéief.

C’est le noyau de la future armée, qui n’avait dès à présent,au point de vue de la composition, de la discipline et du savoir,rien de commun avec l’ancienne rat’, ou milice de diversesarmes. Seuls le régiment de Lefort, de formation récente, et lerégiment Boutyrski, organisé en 1642 sous Michel Féodoro-vitch, participaient, dans une certaine mesure, à la nouvelleorganisation.

Elle affirmera sa supériorité relative sous les murs d’Azof,en 1695 (voy. p. 77). Jusqu’en 1699, pourtant, Pierre ne ferarien pour en étendre et généraliser le principe. Il détruira seule-