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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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LARMEE ET LA MARINE.

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saient échouer et prendre. Frappés, ils contrefaisaient lesmorts et réussissaient à se sauver. Suivaient quelques combatsheureux sur le lac Ladoga, dont la possession restait aux Russes.En 1703, après la conquête de lembouchure de la Neva, unchantier de construction était établi à Olonets, au confluent dela Mégréga et de lOionka. Lannée daprès, lamirauté deSaint-Pétersbourg était créée, et, à la prise de Derpt et deNarva, la jeune flotte de la Baltique aidait déjà au transportdes troupes et des provisions. En 1705, elle repoussait uneattaque des Suédois contre lîle de Kotlin. En 1706, elle cap-turait, sous les murs de Viborg, un grand bâtiment suédois,YEspern. En 1710, elle prenait part à la prise de Viborg. Maisla Suède nen restait pas moins maîtresse du golfe de Finlande,bloquant tout le littoral de la Baltique. Sa supériorité numé-rique seule suffisait à lui garantir cet avantage. En 1701 déjà,il est vrai, lors de sa rencontre avec Auguste à Birzé, Pierresétait fait fort, devant son royal ami, de posséder quatre-vingts vaisseaux de soixante et quatre-vingts canons, dont un,bâti sur ses propres plans, qui sappellerait la Prévision divine.Ce navire aurait à la proue une figure de saint Pierre, surmon-tant limage allégorique et également par lui dessinée dun ba-teau monté par des enfants (1). Il avait bien fourni les plans etle dessin, mais lescadre avec laquelle, douze ans plus tard, ilentreprenait, victorieusement dailleurs, la conquête dHel-singfors et de Borga, ne comptait que sept vaisseaux de ligneet quatre frégates, dont trois vaisseaux et deux frégates achetésà létranger.

Cest cette même escadre, escortant une flottille de deuxcents galères et autres petits bâtiments, qui figure dans lapremière victoire navale de quelque importance dont lesannales de la marine russe aient à senorgueillir, à Hango-Udde,, le 25 juillet 1714, lamiral suédois Erenskôld rendson épée à Pierre Mihaîlof. Cest elle qui, en 1719, ravageles côtes de la Suède; cest elle qui, en 1721, permettant à

(1) Solovief, t. XIV, p. 331.