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Tome I.
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LES DESSOUS DE ^HISTOIRE

S'-Cir et aultres seigneurs françois s’ascheminèrent à la court dela dicte Royne d’Angleterre, à Richemont, pour luy pre'senter leslettres cy-devant escriptes, qui estoient signées de mon dictseigneur et de Monsieur de Chasteauneuf, laquelle Royne nese voullut laisser veoir le dict jour, s’excusant sur certainesindispositions. Fut la dicte lettre laissée au sieur Walsingham,son premier secrétaire d’Estat, qui l’asseura d’envoyer la responcedé la Royne dans le lendemain, qui fut néantmoings attenduedeux ou trois jours, que la dicte responce fut apportée verballepar deux gentilshommes qui vinrent trouver mon seigneur sansaulcune lettre, car les Anglois ont ceste coustume et ordre dene négocier rien par escript, mais seullement donner parolles,lesquelles ils révocquent deux heures après. Le langage qu’ilstinrent à mon dict seigneur de la part de la Royne, fut quesuivant la lettre qu’il luy avoit escripte, depuis peu de jours, surle désir qu’il avoit qu’Elle luy donnast quelques jours de de'laypour faire entendre au Roy l’estât des affaires de la Royned’Escosse, la dicte Royne luy accorda ung délay de douze jours,temps seullement pendant lequel il pourra faire entendre au dictsieur Roy et luy donner advis des choses susdites, qui futoccasion que Monsieur de Genlis, fils aisné de Monsieur deBruslart, fut incontinent dépesché en France, lequel, oultrel’ample dépesche qu’il portoit à Sa Majesté sur ce sujet, le dictsieur de Genlis avoit charge expresse de luy rapporter, commeil ht hdellement, les choses qu’il avoit veu passer pendant sonséjour en Angleterre sur les affaires de la dicte Royne d’Escosse,sur quoy Sa Majesté se résolut de faire une soudaine dépesche,arrivée à Londres deux jours après le dict délay donné de douze;et à l’instant mon dict seigneur envoya vers la dicte Royned’Angleterre, qui s’estoit aprochée à une lieue près de Londres,à ung chasteau nommé Grenuiche, où Elle faisoit les festes deNoël selon leur almanach, pour la prier de luy voulloir donneraudiance, qu’il ne peut obtenir de quatre ou cinq jours à causedes dictes festes. Enfin, le vi e jour de janvier, mon dict seigneurfut par Elle mandé. Il s’y aschemina le dict jour, et estant entréavecq Monsieur de Chasteauneuf dans le dict chasteau de Gre-nuiche, dans une salle parée, qu’ils appellent Salle de pentère (?),où estoit la dicte Royne, l’ayant saluée, il luy ht les remons-trances et les propositions secondaires que vous avez veues, etque la dicte Royne entendit patiemment jusques sur la hn et