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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

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n’avoit eu aulcune conférence avecq luy, n’avoit reçeu aussy deluv aulcune lettre, et qu’Elle ne pouvoit pas empescher milhommes d’aller delà la mer, mais qu’il n’y a aulcune personnequi puisse dire et soustenir, avecq la vérité', que jamais Elle aitfaict chose que ce soit au pre'iudice et contre la Royne d’Angle-terre; et estant sy estroitement garde'e, et estant hors de touteintelligence, esloigne'e et privée de tous ses amis, environne'ed’ennemis, et destourne'e de tout conseil, Elle n’a peu avoirconsenty, ny participe' aux praticques qu’on luy impose, etqu’il y a beaucoup de prisonniers qui luy escrivent qu’Elle necongnoist, et luy sont envoye'es plusieurs lettres qu’Elle ne sçaitd’où elles viennent.

Sur la confession de Babinton qui luy feust leue, Elle respondderechef qu’Elle n’avoit jamais veu telle lettre.

Sa lettre vers Babinton (lue), a dict que sy Babinton et aultresavoient dict contre Elle quelque chose, que ilz estoient hommesmenteurs : « Aussy, dict-Elle, faictes-moy maintenant apparoir» et me monstrez ma propre lettre et ma propre escripture et» signature que, vous dict-on, j’ay escripte à Babinton. Vous» ne me monstrez que des déclarations fabrique'es que vous avez» remplies de tel langage que vous avez voullu », et dict jamaisn’avoir veu telle lettre.

La lettre de Babinton vers Elle (lue), dict derechef ne l’avoironcques veue; luy fut monstre' qu’Elle l’avoit veue, aussy quiluy fut prouve' par sa responce. Elle dict : « Je ne recongnois» aulcunementc este responce, sy vous ne me monstrez ma lettre» et signature. Contre ce que vous dictes, alors j’acquiesceray à» tout ce que vous voudrez, mais jusques à pre'sent vous ne» m’avez rien produit digne de foy, sinon coppies que vous avez» invente'es et augmente'es de ce qu’il vous a semble' », et dictlors en pleurant : « Si oncques j’ay dispose', ny penseray à telle» praticque qui touche la mort de ma sœur, je prie Dieu qu’il ne» me fasse jamais mercy.

» Je confesse bien avoir escript à plusieurs personnes que j’ay» prie'es pour ayder à ma dellivrance de ces mise'rables prisons,» comme Princesse captive et mal traicte'e depuis dix-neuf ans et» tant de mois, mais il ne m’est jamais advenu d’avoir aspiré et» escript telles choses contre la Royne. Bien ay-je escript pour» la dellivrance de plusieurs catholiques persécuttez, et sy j’eusse» peu et pouvois encore avecq mon propre sang les garantir et