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Tome I.
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LES DESSOUS DE L HISTOIRE

» le premier ny le second jour de juin, à cause des festes de la» Pentecôte, et que ses de'putez, qui s’estoient assemblez pour» donner leur avis sur l’affaire qui se pre'sentoit, la remirent au» 4 juin en suivant, jour auquel elle fit assembler tous les Docteurs,» en conséquence de l’obe'issance qu’ils avoient jure'e à la dite» Faculté', et après avoir célébré la messe du Saint-Esprit suivant» la coutume ordinaire, ils de'libe'rèrent entre eux sur l’exe'cution» dudit arrest.

» Cette affaire ayant este' mise en mouvement, la Faculté' fit» assembler de nouveau ses de'putez,. et proposèrent ensuite en la« congrégation ge'ne'rale, où il fut re'solu : i° qu’elle estoit oblige'e» de donner son avis et sa censure doctrinale à tous ceux qui la» demandoient; que l’Universite’ de Paris avoit toujours este' la» mère et la protectrice d’une très-salutaire doctrine que le bien» et le repos provenoient de l’ordre, et que cet ordre, après Dieu,» de'pendoit du salut des Roys et de celuy des Princes; i° qu’il» n’appartient qu’au Prince et à la puissance politique de sc» servir du glaive, ainsy qu’il est dit en celle aux Romains,» verset i3; que depuis quelques anne'es, certaines opinions» dangereuses et impies avoient tellement corrompu l’esprit des» hommes, qu’ils croyoient estre en droit d’attribuer aux Roys» et aux Princes le titre exe'crable de tiran, sous pre'texte de» soutenir les droits de la religion; qu’ils croyoient qu’il leur» estoit permis de conspirer contre leurs personnes sacre'es et» de tremper leurs mains parricides dans un sang sy cher et sy» pre'cieux à l’Estat, ce qui donnoit lieu à des troubles et à des» guerres civiles dans le Royaume, mesme à ceux qui estoient» séparez de l’Église catholique, apostolique et romaine, de» prendre de là occasion de persister dans leurs erreurs, et de» fuir les religieux et docteurs et prélats catholiques, quoyque» innocens, comme s’ils avoient enseigné une doctrine sy détes-» table. La dite Faculté, après avoir mûrement délibéré sur» l’affaire dont il estoit question, elle déclara qu’elle détestoit et» condamnoit absolument les Docteurs étrangers comme impies» et entièrement opposez à l’esprit de l’Église, à la société» humaine et aux maximes de la religion catholique. En foy de» quoy, elle a cru devoir renouveler son ancien décret, qui avoit» esté conçeu et résolu il v a deux cens ans en présence de cent» quarante et un Théologiens sur la condamnation d’une pro-» position sy dangereuse : v — « Un tiran quel qu'il soit peut et