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Tome I.
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PROCEZ ET MORT DU MARESCHAL DUC DE BIRON

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Isurj ce qu’il luy représenta, Sa Majesté' rompit ce voyage, luyoffrant, s’il désiroit d’en veoir le plan, de [le] luy apporter lelendemain, et mesme proposa à Sa Majesté' de prendre la placeavec cinq cens harquebuziers, et qu’il yroit le premier au combat.

Pour le cinquiesme poinct, à quel desseing il avoit envoyé'plusieurs fois Monsieur de La Fin en Savoye et à Milan pourvisiter et veoir tant le dict duc de Savoye que le comte deFuentes,

Qu’à la ve'rite', tout le mal qu’il a faict, c’a este' en deux moisque le dict sieur de La Fin a este' auprès de luy, pendantlesquels il a ouy parler et escript, mais que de la mesme mainqu’il avoit escript il avoit sy longuement servy le Rov, que celaluy peut tesmoigner qu’il n’avoit poinct de mauvais desseing.

D’ailleurs, que le Roy luy ayant pardonné à Lyon tout ce quis’estoit passé, présens Messieurs de Villeroy (1) et de Sillery,que sy depuis ce temps il en faict quelque chose, il accuseroitses juges d’iniustice s’ilz ne le faisoient mourir; aussy, s’iln'avoit rien faict, il estimoit que le pardon du Roy suffisoitpour sa liberté, et que s’il estoit question de [le] luy demanderencore une fois, qu’il avoit les genoux aussy foibles qu’il eutjamais pour ce faire.

Que La Fin l’avoit tellement ensorcelé pendant qu’il estoitauprès, qu’il avoit mis en soubson tous ses serviteurs, et de faictque le dict de La Fin, sur tout ce qui se passoit entre eux, nevoullut jamais aultres tesmoings que ses domestiques.

Qu’il ne désadvouera jamais ce qu’il a escript, mais queRenazé, qui est (au dict mareschal de Biron) au dict sieur deLa Fin, qui [le] luy avoit voullu donner, et contrefaisoit salettre, comme aussy le sieur Imbert, son maistre d’hostel.

Et quant à ce qu’on luy demande, puisque ainsy est qu’iln'avoit rien faict, que Sa Majesté le faisant rechercher à Fon-taine-Belleau, il ne s’est ouvert davantage,

Il respond que en ayant communicqué avec ung Pere Minimepour sçavoir s’il en debvoit parler au Roy, luy ayant faict en-tendre ces sermens et protestations inviolables qu’il luy en avoitfaictes, qu’il luy avoit respondu qu’il pouvoit receller avec laseureté de sa conscience ce qui s’estoit passé entre le sieur deLa Fin et luy, qu’il suffisoit qu’il n’eust plus ceste vollonté de

(1) Nicolas de Neufville de Villeroy, ministre d’Etat.