CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER
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quand vous m’honorerez de vos commandemens, que je suis,Monseigneur, '
vostre très-humble et très-obe'issant serviteur,
A Bourdeaux, ce xx juillet i 636 .
Aguesseau.
LETTRE DE M. DE VERTHAMON (i)Monseigneur,
J’ay joinct, le 25 de ce mois, à Dax, Monsieur le duc d’Es-pernon^ il arriva hier en ceste ville, accompagne' de Messieursde Duras et Montferrand de Laugniac et cinquante gentils-hommes ou environ. Le reste de la noblesse se rendra auprès deluy au premier advis, et beaucoup plus grand nombre d’hommesentretenus par les communautez que l’on n’auroit peu espe'rer,lorsqu’il jugera en estre besoin, ayant cependant voulu les es-pargner à ce païs, qui auroit peyne à y fournir des vivres lon-guement.
Chacun a trouve' les fortifications de ceste ville fort advan-cies, pour la garde de laquelle il faudroit 4,000 hommes, oultre1,200 habitans qui y portent les armes : on croit y avoir desmunitions de guerre et des vivres presque suffisans pour cela.On n’estime pas pourtant, Monseigneur, qu’il y aye apparencede siège en ceste saison, veu mesme que la flotte de 25 ou 26 ga-lères, commande'e par le ge'ne'ral de la flotte des Indes, Orhendo,a faict voile de Calais (?) par le destroit en la mer Me'diterrane'e,pour suyvre, ce dit-on, l’arme'e navale du Roy.
On n’est pas encore asseure', Monseigneur, sy le vice-roy deNavarre ne se mettra point en debvoir d’entrer dans le païsde Labour, estant à deux lieues de la frontière avecq 7 ou8,000 hommes, et d’autres disent davantage, d’infanterie etquelque cavallerie. Ne'antmoins, la pluspart croyent que ce n’estque pour deffendre le leur, estant extraordinairement allarmez dela venue de Monsieur le duc d’Espernon, qu’ils croyent avoir
(1) Dossier n° 114, tome II, pièce 50.