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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE
coup de désordres en ceste province, quand elle seroit dans leplus grand calme, comme aussy on n’a point joinct à la de'pescheles ordres en blanc de Monsieur Desnoyers pour le deslogementdes gens de guerre des villes qui auront paye'. Ce n’est pas, *Monseigneur, le principal de ceste affaire, mais bien en partie ceque je vous en ay cy-dessus représenté avecq les autres considé-rations qu’il vous plaira y faire. Je suis très-fidèlement,Monseigneur,
vostre très-humble, très-obe'issant et très-obligé serviteur,
Verthamon.
Du camp d’Espolette, le 20 may 1637.
Je vous ay cy-devant escrit, Monseigneur, ce que m’a ditMonsieur le duc de La Valette, qu’il ne me pouvoit souffrirquitter ceste armée, ce qu’il vient encore de me re'pe'ter.
LETTRE DE M. DE VERTHAMON (1)Monseigneur,
M’estant donne' l’honneur de vous escrire ce jourd’huy sur lesubiet de la lettre qu’il vous a pieu m’escrire, le 21 du moispasse', sur le faict du resgalement des emprunts sur les villes,j’adiouste ces lignes pour vous donner compte qu’ayant veu parles instructions qu’il est parlé des subsistances des gens deguerre, des bleds, farines et aveines qui se sont levez sur laprovince, dont il m’est commandé d’informer, je puis dès àprésent vous donner fort bon compte de toute la cognoissanceque j’en ay, du moins pour les ordonnances qui en ont estéfaictes, de toutes lesquelles je vous ay envoyé les Mémoires parle menu, Monseigneur, et à Messieurs de La Vrillière et Des-noyers. Celuy des rations seroit trop long en ce lieu, mais il estmalaysé que quelqu’un des siens ne l’aye, et j’estime qu’il n’a
(1) Dossier n° 114, tome II, pièce 78.