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Tome I.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

au service du Roy, sy les puissances de deçà, que j’estime cer-tainement, y avoient agi avecq toute since'rite', et qui n’ont eudes ordres du Roy sy pre'cis, estimèrent que l’on eust cest om-brage (?). J’ay appris ne'antmoins, Monseigneur, que Monsieur deThéobon a escrit la mesme chose de Pe'rigord en la présence deceste armée, dont sy je pouvois avoir preuve, ce seroit de quoyluy intenter le procez, y ayant apparence que des gens malin-tentionnez trompent les peuples et les desbauchent par ces faulxprétextes.

J’ose vous supplier très-humblement, Monseigneur, me vouloirdescharger de la commission pour le resgalement des empruntssur les villes. Je sçays qu’il m’est impossible de bien servir leRoy en cela en ceste province, car autrement je n’espargneraynul hazard pour son service. Sy ceste supplication me donne ungsuccesseur pour le reste de mon employ, je seray très-ayse qu’entel employ que j’aye, ung autre s’en acquitte mieux que moy, dumoins nul ne me passera en volonté, et ce ne me sera pas aussyun petit advantage d’avoir l’honneur de servir le Roy plus prèsde vostre personne. Je suis très-fidèlement,

Monseigneur,

vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,

Au camp d’Espolette, le 21 may 1637.

Verthamon.

' LETTRE DE M. DE VERTHAMON (1)Monseigneur,

Voicy une troisiesme dépesche que je suis encore obligé devous faire sur la commission du resgalement des emprunts surles villes, en laquelle, oultre les considérations que je vous ayreprésentées de l’aversion des peuples à ceste imposition, de leursoublèvement et de l’incapacité personnelle que je recognois par-

(1) Dossier n» 114, tome II, pièce 79.