CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER
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de ceste faveur et d’une infinité d’autres dont je vous suis rede-vable, je rechercheroy toute ma vye les occasions de vous faireparoistre que je suis autant que personne du monde,
Monsieur,
vostre serviteur très-humble, et plus affectionné,
Louis de La Valette.
A Cadillac, le xxi e juin 1637.
ANNÉE 1641
LETTRE DE M. DE PONTAC (au nom du Parlement) (i)Nostre très-honoré Seigneur,
Les Commissaires députez pour le crime de faulce monnoye etrogneure des espèces d’or et d’argent ont condamné à mort deuxMaistres de monnoye, l’ung de Bayonne et l’autre de ceste ville.Ils ont faict mourir le premier dans Nérac, où le jugement a estérendu et où ils sont establis pour exercer leur commission, etont envoyé l’autre en ceste ville pour y estre exécuté dans laplace du Palais, ayant pour cest effet escrit aux Jurats et à euxmandé de recepvoir le condamné dans leurs prisons et prestermain-forte à l’exécution d’iceluy, de quoy nostre Compagnieavant eu advis, pour se deffendre de ceste entreprinse contre sonauthorité, a donné arrest par lequel elle a ordonné que la diteexécution ne se feroit point en ceste ville, et faict inhibition etdeffense aux dits Jurats de permettre que le dit condamné feustmis dans leurs prisons et de bailler leurs archers pour assister àla dite exécution, sauf aux dits Commissaires de faire exécuterleur jugement en tel autre lieu du ressort qu’ils adviseroient bonestre. C’est ce qui nous oblige de vous faire ceste dépesche,nostre très-honoré Seigneur, pour vous supplier très-humblement,comme nous faisons, de vouloir nous despartir vostre protectionen ceste occurence, et empescher la dite entreprinse, en ap-
(1) Dossier n° 108, tome I, pièce 54.