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LES DESSOUS DE L HISTOIRE
nombre desquels j’ay tousiours este', en ont compassion. Il nese parle jamais d’aucune entreprinse des eccle'siastiques qu’ilne mette l’Église en jeu, pour bailler couleur à leurs faultes, etque pour satisfaire son humeur ambitieuse, il ne tasche depersuader à ung chacun que dans les diverses actions qu’il ditavoir faictes pour le cierge', qu’il croit impeccable, il n’aye este'son martyr. Monsieur l’Archevesque d’Arles, qui est ung grandpre'lat, n’a point suyvy ce s maximes, et jamais la Justice n’a este'tant honore'e que lorsqu’il a esté parmy nous, ny les ecclésias-tiques plus réformez. Monsieur de Bazas escrit en ce païs qu’ilgouverne Monsieur de Beauvais, et que sans forme, ny figure deprocez, il me fera aller à la Cour, estimant avoir pour cela tropde crédit. Monsieur de Beauvais est trop vertueux prélat pourvouloir maltraiter personne avecq violence, et la Justice, Mon-seigneur, ne craint aucune oppression, puisque vous en estesaussy bien le protecteur et le chef, à qui je m’adresse, par l’ordrede nostre Compagnie, pour vous porter nos justes plainctesavecq celles de toute ceste ville, qui, n’ayant jamais manquéde fidélité, ny d’amour envers ses Roys, a recours à vostrcauthorité, affin qu’elle en puisse rendre les derniers tesmoi-gnages à celuy qu’elle a perdu. C’est, Monseigneur, ce que touteceste ville attend de vostre justice et de vostre protection, delaquelle des absens, qui n’ont autre appuy à la Cour, ontbesoin, et lesquels, dans l’occasion qui s’est passée, n’ont euautre inte'rest que de ne voir point fiestrir entre leurs mainsl’authorité du Roy et l’honneur de la Justice, en faisant observerles anciennes coustumes. Voilà, Monseigneur, le subiet de nosplainctes, que je vous supplie très-humblement vouloir recepvoir,et agréer qu’avecq toute sorte de respect, je prenne la qualité,Monseigneur,
de vostre très-humble et très-obéissant serviteur,
De Lauvergne,
Lieutenant général de Bazas.
A Bazas, ce 29 juillet 1643.