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Tome I.
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I

CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SF.GUIER 3?7

l’authorité trop grande de sa famille dans le Parlement, vouspouvant asseurer, Monseigneur, dans la sincérité que nos chargesnous obligent de garder envers vous, que tout ce que cestefamille voudra faire ou empescher dans le Parlement succe'derasuyvant leurs désirs. Les nostres sont tousiours portez à sou-haitter la continuation de vostre santé, et à vous protester quenous sommes et serons tousiours,

Monseigneur,

vos très-humbles et très-obéissans serviteurs,

Dusault, T. de Lavie.

De Bourdeaux, ce 27 e décembre 1644.

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ANNÉE 1645

LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)

Monsieur,

L’advis que j’ay des poursuites que l’on veut faire, soubzla faveur de Monsieur le duc d’Anguien, pour faire sortir laChambre de l’Edit de ceste ville pour la mettre à Agen, me donnesubiet de vous escrire pour vous en représenter les inconvéniens,et vous dire, Monsieur, que, par son establissement, son séjoura esté déterminé à Nérac ou à Bourdeaux. Mais la desmolition deNérac estant survenue, cela a empesché leur demeure en ce lieuplus longtemps, et ils ont tant faict, qu’ils ont enfin obtenu devenir faire leur séjour en ceste ville, où il est important, pourle bien du service du Roy, qu’ils demeurent plustost qu’en ungautre lieu, d’autant qu’estant comme incorporez avecq ceux duParlement, qui sont au-dessus d’eux, ceux de la R. P. R. nepeuvent pas se donner dans les affaires l’authorité qu’ils pour-roient usurper, s’ils en estoient esloignez, et je crois que ceseroit bien leur désir de se retirer d’icy, d’autant que ce seroitleur advantage, à quoy je puis adiouster que la ville mesme

(1) Dossier n° 107, tome II, pièce 72.