CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER
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LETTRE DE M. DE PONTAC (au nom du Parlement) (i)Nostre très-honoré Seigneur,
Ayant reçeu avecq toute la recognoissance qu’il nous a estepossible la grâce que Sa Majesté' nous a accorde'e pour la sup-pression de l’office de huitiesme pre'sident, posse'de' par le sieurde Gourgues de Vayres, nous avons recherché avecq soin lesmoyens pour parvenir au remboursement de la somme que SaMajesté' a ordonnée au dit sieur de Gourgues, mais parce que lasomme est fort notable et que nous sommes obligez de trouverdes moyens plus innocens et qui soient moins à charge à sessubietz, affin qu’ils soient d’autant plus agréables à Sa Majesté,nous avons esté surprins par le temps, les trois mois qui nousont esté donnez à cest effet expirant le sixiesme du mois prochain.C’est pourquoy nous recourons derechef à la bonté du Roy et lesupplions très-humblement de nous proroger le de'lay d’autrestrois mois, affin que ceste suppression, qui a esté jugée par SaMajesté très-raisonnable et importante pour le bien et dignité dela Justice, ne nous soit point inutile pour n’avoir pas peu asseztost y pourveoir. Nous vous supplions aussy, nostre très-honoréSeigneur, nous vouloir continuer dans ceste occasion la faveurque vous nous avez despartie dans la poursuite de la dite sup-pression, vous protestant que nous vous en aurons une très-parfaite recognoissance, et prierons continuellement la DivineBonté à ce qu’il luy plaise,
Nostre très-honoré Seigneur,
vous combler de ses grâces, en parfaite santé, longue et heureusevye.
Les gens tenant la Cour de Parlement de Bourdeaux, vos bienhumbles serviteurs,
De Pontac.
Escrit à Bourdeaux, en Parlement, les Chambres assemblées,le xxi e mars 1646.
(1) Dossier tv> 108, tome II, pièce 5.