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LES DESSOUS DE I.’hISTOIRE
lieu pour faire exécuter le dit arrest, après en avoir conféré avecqle seigneur de Pujols et arreste' avecq luy le jour et l’heure pro-pices à faire faire la dite desmolition suyvant le dit arrest, ce quia este' faict sans bruit et avecq diligence, en pre'sence du dit Com-missaire de la Cour et du dit seigneur de Pujols, sauf que les ditsMinistre et religionnaires en ont murmure' sans autre de'sordre,parce que le seigneur de Pujols y convoqua quelques gentils-hommes du voysinage, ses amis, pour empescher le de'sordre, syles dits religionnaires en eussent voulu faire. De quoy les Mi-nistre et Anciens de la dite Religion pre'tendue re'forme'e ont oséfaire plaincte, depuis la dite desmolition, devant le Juge royal,qui est juge incompe'tent, lequel ayant ose' entreprendre contrel’authorite' du Parlement, a permis aux dits Ministre et Anciensde former et faire procez-verbal de la dite desmolition contreles dits Juge et nostre Substitut de Villeneuve, prétendant quel’exe'cution du dit arrest feust ung grand crime et une voye defaict, ce qui ne peut estre, parce que la voye de droit et ce quise faict par authorité de justice et en vertu d’ung bon arrestauthorisé des Ordonnances et des Edits du Roy, ne peut estrepris pour crime, ny pour injure. De quoy le Parlement ayant euadvis et donné arrest à venir playder sur nostre appel de la ditenulle procédure et sur la cassation d’icelle par nous requise aupremier jour, et cependant leur a faict deffense de passer oultre,ce qui arrestera leur malice et entreprinse du dit Juge, maisd’agir, comme nous l’espérons, de telle sorte que cela ne passerapas plus avant. Que sy ce cavesson ne les arreste en leurs pré-tendues plainctes, et que les dits Ministre et Anciens soient syhardis que d’en aller faire plaincte à la Reyne et son Conseil, ouà vous, Monseigneur, nous vous supplions de ne permettre qu’ilne soit ordonné aucune chose sur leur prétendue requeste, sansnous ouyr et entendre le dit seigneur de Pujols et les chanoinesde la dite église collégiale qui soustiendront avecq nous la justicedu dit arrest de la Cour. En quoy, réclamant vostre assistance etprotection de la Religion catholique envers le Roy et la Reynerégnans, nous vous supplions, Monseigneur, de nous conserverla continuation de l’honneur de vostre bienveillance, et demeu-rerons à perpétuité, Monseigneur, vos très-humbles et très-obéis-gans serviteurs,
Dusault, de Pontac, T. de Lavie.
A Bourdeaux, le 26 avril 1646.