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Tome I.
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CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SF.GUIER

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se pre'sentent, qui ne pourront pas, comme je crois, faire grandeffort, ny tirer grand advantage sur nous de ce costé-là. J’av creu,Monsieur, que vous n’auriez pas désagréable ceste participationde l’estât et des affaires de ceste province, où je n’oublieray etn’espargneray aucune chose qui soit en ma disposition pour latenir en l’obe'issance qu’elle doibt au Roy, et dans la tranquillitédont elle a plus besoin qu’aucune autre, car il n’y a rien en monpouvoir que je n’employe avecq joye, quand il sera besoin deme faire paroistre,

Monsieur,

vostre très-humble et très-affectionné serviteur,

Le duc d’Espernon.

D’Agen, ce 25 d’avril 1648.

LETTRE DE M. DE PONTAC (1)Monseigneur,

Par ce que je sçays que pour faire réussir les volontez du Roydans les Compagnies l’adresse est quelquefois aussy nécessaireque l’authorité, et que pour venir à bout des choses qui voussont ordonnées par le Conseil il se faut souvent résoudre à lapatience et à souffrir des rebuts qui ne laissent pas de donneratteinte à l’authorité des premières charges, j’ay essuyé depuislongtemps les injures et les menaces de nos Officiers et souffertleurs mespris et leurs insultes; mais enfin, Monseigneur, mapatience s’est lassée avecq raison, et voyant que nos Officiersportoient toutes choses au désespoir et qu’il n’y avoit plus deseureté dans ce Palais pour moy, ny pour deux de nos Con-seillers, ayant esté soubçonnez debvoir servir à l’establissementdu semestre et translation de nostre séance dans la ville deXaintes, ny la liberté de rendre la justice pour ceux qui ontrefusé de faire certain serment contraire à l’obéissance deue auRoy et aux maximes de la Religion, j’ay esté contraint de leverle masque, et pour tascher d’arrester le cours de la témérité'de

(1) Dossier n° 114, tome V, pièce 63.