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Tome I.
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LES DESSOUS DE L HISTOIRE

nos Officiers et de leurs entreprinses, je les ay menacez diversesfois d’en advertir le Roy et vous, Monseigneur; mais ayant veuqu’au lieu de les retenir dans leur debvoir, cela ne servoit qu’àles rendre plus audacieux, j’ay enfin este' oblige' de vous donnerune ample cognoissance de leurs de'sordres par le procez-verbalque j’en ay dresse', et lequel, Monseigneur, vous sera rendu avecqla pre'sente, aux fins qu’il vous plaise apporter par vostre autho-rité les remèdes ne'cessaires à nos maux et establir, par ungsévère exemple, la crainte et la vénération pour les volontez deSa Majesté et les ordres de son Conseil dans nostre Compagnie,où j’ose vous dire (pourtant avecq regret) qu’il y a des espritsencore plus hardis et plus téméraires que parmy Messieurs lesMaistres des Requestes. Je suis obligé de vous donner advis,Monseigneur, quïls se mocquent des interdictions, que les adiour-nemens personnels ne leur font point de peur,, et que la seulevoye pour les mettre à leur debvoir seroit celle-là mesme qu’ilvous a pieu cy-devant pratiquer contre quelques Officiers réfrac-taires du Parlement de Tholouse, auxquels vous donnastes di-verses villes de ce Roj'aume pour prison et pour exil jusques ànouvel ordre de Sa Majesté. Ce seroit le seul moyen de leurdonner de la terreur pour l’advenir et de les obliger d’avoir lerespect nécessaire pour leur chef. Enfin, Monseigneur, après avoiresté force' de quitter le Palais, d’abandonner l’exercice de macharge et de céder à la violence, je ne puis plus trouver de seu-reté, ny de liberté, jusques à ce qu’il vous aye pieu de prononcersur ma plaincte et mon procez-verbal, et faire justice à celuy quia subiet d’attendre de vostre grâce et de vostre faveur sa subsis-tance, puisqu’il vous a pieu luy donner l’estre, et luy permettrede prendre la qualité de,

Monseigneur,

vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,

De Pontac.

A Bourdeaux, ce io may 1648.

Monseigneur, ceux de nos Officiers qui sont autheurs de laligue et du serment dont vous verrez la preuve par mon procez-verbal, et qui font mestier de s’opposer, en tous rencontres, à lavolonté du Roy et aux ordres de son Conseil, et desquels j’ayparticulièrement reçeu injure en ce dernier rencontre, sont les