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Tome I.
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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE

sur la nomination de Monsieur de Pontac à l’administration del’Hostel-Dieu de ceste ville.

LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (i)

Monsieur,

Je vous ay faict sçavoir comme, par l’advis de Monsieur lepremier Pre'sident, j’ay différé' autant que j’ay peu d’aller auParlement, qui ne s’assembla pas hier, sur les excuses que j’en-voyay faire de ce que je ne m’y pouvois pas trouver. Ce matin,j’ay este' adverty de la part du dit sieur premier Pre'sident quel’on s’assembloit, et j’y suis aile' sans de'lay. Je de'sirois qu’onproce'dast à la ve'rification de la dernière de'claration que le Roynous a envoye'e, qui contient des grâces et bienfaits de Sa Ma-jesté' pour toute la province, et particulièrement pour le Par-lement. Ils ont este' d’autre advis, et n’ont pas voulu toucher àceste de'claration, qui porte une chose à leur advantage, affin defaire croire qu’ils travaillent et songent principalement au sou-lagement du peuple, et ont obtenu d’opiner touchant une impo-sition de deux escus par tonneau, de vingt sols sur certainemesure de bled, et d’autres sommes d’argent sur le sel et autresmarchandises, laquelle imposition fut establie, l’an 1637, parde'claration du Roy ve'rifie'e en ce Parlement pour deux ansseulement, fut continue'e pour trois ans par autre de'clarationpareillement ve'rifie'e, et derechef continue'e, l’an 1640, par unetroisiesmc de'claration, qui n’a pas este' ve'rifie'e. On ne peutblasmer les commis du convoy et comptablie pour la leve'e dece droit, qui est bien exprime' dans leur bail. Sur le deflaultde ve'rification, la pluspart de l’Assemble'e se portoit à deffendrede lever ceste imposition. Nous avons représente' ce qu’on pouvoitopposer à l’encontre, que le Parlement n’est pas juge des fer-miers du convoy, ny des impositions establies, et remonstre'les fascheuses conse'quences sy le Roy cassoit leur arrest et enempeschoit l’exe'cution, soit en envoyant des troupes, soit en

(1) Dossier n° 87, pièce 25.