CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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quelqu’un agréable et adroit, il ne peut y mettre une fin doul-cement et par voye d’accommodement, où l’authorite' de SaMajesté' demeureroit tout entière et où l’on pourroit trouver lasatisfaction des parties inte'resse'es comme de la Compagnie.Ceste obéissance, que le Parlement a rendue, est une chose quirestablit mieux que jamais l’authorite' royale, et qui donne subietà Sa Majesté' de faire paroistre sa bonté après avoir employé sarigueur. Mais comme vous cognoissez et sçavez les choses très-bien, et donner et prendre les résolutions les plus utiles ethonorables, je m’asseure, Monsieur, que dans ceste occasionvostre prudence ordinaire vous fera trouver le meilleur advis,et moy je vous supplieray de me conserver l’honneur de vosbonnes grâces, que je veux mériter et conserver par les effetsdu service très-humble,
Monsieur,
de vostre très-humble et très-affectionné serviteur,
Le duc d’Espernon.
A Bourdeaux, le 27 décembre 1648.
ANNÉE 1649
LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)
Monsieur,
Envoyant ung gentilhomme exprès pour renouveler à LeursMajestez les asseurances de mon très-humble service et leurrendre compte de l’estât de ceste province, j’use de la mesmecommodité pour vous faire ressouvenir de l’estime très-particu-lière que je fais de vostre amitié, et vous supplie de me la con-server et croire qu’il n’y a rien que je désire davantage que dela pouvoir mériter par mes respects et services.
Les troubles de Paris ne nous donnent pas icy peu d’exercice :les peuples sont universellement mescontens et tous ès mesmessentimens, quoyqu’ils ne soient pas ès mesmes mouvemens que
(1) Dossier n° 87, pièce 34.