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Tome I.
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IÆS DESSOUS DE L’HISTOIRE

Jean Peleau, conseiller secre'taire du Roy et audiencier en laChancellerie establie près le Parlement de Bourdeaux, AlainDe'forges, aussy conseiller secre'taire du Roy et commis en la diteChancellerie, estant en quartier et vacquant à l’exercice de noscharges, et Estienne de Cosson, conseiller secre'taire du Roy,estant dans la dite Chancellerie le sceau tenant assistez dessieurs Joly, aussy conseiller secrétaire du Roy, audiencier, Alièneet Colomb, serviteurs du Roy et commis en la dite Chancellerie,est entré en icelle Monsieur M e Jean Desmourins, conseiller duRoy et son doyen en la dite Cour de Parlement, ayant la gardedes sceaux de la dite Chancellerie, en l’absence et indispositionde Monsieur M e Guilhaume d’Alesmes, conseiller du Roy, doyende la dite Cour et garde des sceaux, lequel sieur Desmourinsnous a dit que la Cour procédant à la vérification des décla-rations de Sa Majesté des dernier de juillet et vingt-deuxiesmeoctobre derniers, a entre autres choses ordonné que les offices etdroits nouveaux créés et establis en la dite Chancellerie puysl’année mil six cent trente, seront dès à présent supprimez, etqu’il sera faict ung nouveau tableau des anciens droits pourestre affiché en la dite Chancellerie, et bien que nous ayons euou peu avoir cognoissance du dit arrest par la publication qui ena esté faicte le quinze du présent mois, ne'antmoins la Cour estadvertie que nous avons continué la levée des dites nouvellesaugmentations, ce que la Cour trouvoit mauvais, et l’avoitchargé de nous dire qu’elle entendoit faire exécuter le dit arrestpour le bien public et soulagement des parties plaidantes, et nepouvoir souffrir plus longtemps la levée des dites nouvelles aug-mentations, à quoy nous aurions respondu que les dits droitsavoient esté establis en conséquence des commissions de SaMajesté par Messieurs de Verthamon et de Lanson, lors in-tendans de la justice, qu’ils appartenoient à Sa dite Majesté etdespendoient de la direction de Monseigneur le Chancelier. Ledit sieur Desmourins nous ayant répliqué que la Cour vouloitestre obe'ie, nous aurions à mesme temps cessé l’exercice de noscharges, comme aussy le dit sieur Desmourins seroit sorty de ladite Chancellerie, pour donner, disoit-il, advis à la dite Cour dece que dessus, et pendant que nous estions au sceau, arrestez àdélibérer et donner ordre à faire assembler les autres sieurs ser-viteurs du Roy, nos collègues, à la relevée, la dite Cour auroitenvoyé en la dite Chancellerie Bardon, huissier, qui nous auroit