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Tome I.
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CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER

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croyent qu’ils ne doibvent pas aisément déférer aux lettres decachet. J’oubliois de vous dire, Monseigneur, que Monsieur lepresident Daffis s’est faict descharger de la de'putation, par lacrainte qu’il a eue du mauvais succez de sa commission; Mes-sieurs les autres Pre'sidens ont tous refuse' cest ernploy, horsMonsieur de Gourgues, qui a pris sa place. Le nom qu’il portem’empesche de vous dire, Monseigneur, les querelles qu’il aforme'es à Monsieur le Pre'sident sans raison, et les violens advisqu’il a eus dans ces dernières occasions. L’air de la Cour tem-pe'rera peut-estre ung peu son feu. Faictes-moy, Monseigneur,s’il vous plaist, la grâce de croire que personne n’est avecq unesy ve'ritable passion que je le suis avecq ung sensible respect,Monseigneur,

de Vostre Grandeur, le très-humble, très-obe'issant et fidèle ser-viteur,

Duburg.

A Bourdeaux, ce 6 e may 1649.

LETTRE DE M. D’ARGENSON (1)Monseigneur,

Il y a bien de la difficulté à vaincre les de'fiances de Messieursdu Parlement de Bourdeaux et à les faire de'sarmer. J’ay travaille'au commencement pour restablir la bonne intelligence entreMonsieur d’Espernon et eux, mais il m’a esté impossible. Ilsn’ont jamais voulu députer pour aller conférer avecq luy : c’estce qui m’a obligé de faire tant de voyages et ce qui a tiré leschoses ung peu en longueur. Enfin, ils ont désarmé : tout cequ’ils avoient de troupes soudoyées ont esté congédiées. Nousavons faict mettre dans le Chasteau-Trompette toutes les farinesque Monsieur d’Espernon a désirées. Quelques-ungs du Par-lement, qui en avoient approuvé la résolution dans leur Com-

(1) Dossier n° 107, tome II, pièce 96,