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Tome II.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

Je crois qu’il seroit à propos d’oster la Chambre de l’Édit deBourdeaux, comme plusieurs de la mesme Chambre de'sirent.C’est aussy le sentiment de Monsieur le duc d’Espernon, qui ena este' adverty par Monsieur d’Augeard, l’ung des Conseillers dela Religion et des plus affectionnez au service du Roy.

Nous avons advis que ceux du Parlement ont offert à des gensde la R. P. R. que sy leurs e'glises se joignoient à eux, ils neferoient jamais de paix qu’ils ne fussent remis comme ils estoienten l’anne'e i6i5. Je suis, comme je doibs,

Monseigneur,

vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,

Argenson.

D’Agen, ce 16 juillet 1649.

LETTRE DU DUC D’EPERNON (1)

Monsieur,

e Lieutenant criminel de Bourdeaux allant demander justiceau Roy, tant en son nom que pour tout le Siège présidial, contrela violence du Parlement, vous fera cognoistre plus évidemmentla nécessité qu’il y a d’oster au Parlement une puissance dont ilabuse injurieusement contre les serviteurs de Sa Majesté. Jevous supplie, Monsieur, de vouloir protéger de vostre bonnejustice ces Officiers du Présidial, et leur faire cognoistre que SaMajesté leur sçait bon gré de ce que, dès le commencement destroubles de Bourdeaux, ils ont tasché de s’opposer aux réso-lutions violentes et ont esté maltraitez par le Parlement, etqu’ils seront puissamment protégez contre les rebelles, pendantqu’ils se tiendront dans le debvoir. C’est ce que j’espère en cerencontre de vostre bonne justice, et suis,

Monsieur,

vostre très-humble et très-affectionné serviteur,

Le duc d’Espernon.

D’Agen, ce 17 juillet 1649.

(1) Dossier n° 87, pièce 52.