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Tome II.
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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE

le se'jour que j’ay faict à Agen et depuis mon arrive'e en cesteville, mais je les ay trouvez re'solus d’exposer leurs vyes pour leservice du Roy. Soubz l’authorite' de Monseigneur d’Espernon,plusieurs gentilshommes se sont désià rendus en ceste ville, lapluspart des autres sont en chemin. J’appréhende que les voyesde doulceur ne suffiront pas, mais la fermete' de Monseigneurle Gouverneur fera cesser le de'sordre que les factieux veulentesmouvoir, et dans quelques jours l’obe'issance sera entière. Je lesouhaitte avecq la mesme passion que j’ay de demeurer tousiours,de Vostre Grandeur,

Monseigneur,

le très-humble, très-fidèle et très-obe'issant serviteur,

Augeard.

A Bourdeaux, le 26 juillet 1649.

LETTRE DE M. D’ARGENSON (1)

Monseigneur,

Le Me'moire qu’envoye Monsieur le duc d’Espernon de tout,ce qui s’est passe' à Bourdeaux vous le fera cognoistre sy exac-tement, qu’il seroit inutile de vous en faire une plus longuerelation. Il n’y a personne qui ne soit surpris de la folie desungs et de la furie des autres. Je crois que Dieu a résolu defaire quelque grand chastiment de ceste mise'rable ville. Lesdoulceurs, ny les chastimens le'gers ne peuvent la mettre enrepos, et les meilleurs remèdes augmentent son mal. Je croisqu’enfin l’on profitera de tout cela pour le restablissement detous les droits du Roy, et que ces gens-là, qui ne veulent pointde pardon, et qui s’esmeuvent quand on leur faict des grâces,ne sauraient faire pis lorsqu’on restablira tout ce qui sera ne'-cessaire pour le bien des affaires du Roy. Monsieur le premierPrésident de ce Parlement, qui est hors de la ville avecq plu-sieurs autres de sa Compagnie qui n’y peuvent retourner avecqseurete', de'sire les Lettres patentes contenues dans son Me'-

(1) Dossier n° 107, tome II, pièce 106.