CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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LETTRE DE M. AUGEARD (i)
Monseigneur,
J’ay creu que Vostre Grandeur sera bien ayse d’apprendre lefruict des ordres du Roy, que Monsieur de Saint-Quentin aportez. Les factieux de Bourdeaux avoient faict re'soudre uneAssemblée dans l’Hostel de ville pour recommencer le désordre,mais les Jurats et la bourgeoisie ayant repris cœur, ils ont obligéles plus mutins à différer l’Assemblée et à remettre la partie. Ilsont cogneu leur impuissance, et à présent je puis asseurer VostreGrandeur que la prudence de Monsieur d’Espernon leur a ostél’espérance qu’ils avoient de troubler de nouveau la province.J’ay agy envers ceux de ma profession, lesquels ont toutes lesdispositions qui se peuvent au service du Roy, et n’oublierayaucun soin pour tesmoigner à Vostre Grandeur que je suis ab-solument, de Vostre Grandeur,
Monseigneur,
le très-humble, très-fidèle et très-obéissant serviteur,
Augeard.
A Agen, ce 19 juillet 1649.
LETTRE DE M. AUGEARD (a)
Monseigneur,
Il ne se peut adiouster quoy que ce soit à ce que vous escritMonsieur d’Argenson, mais j’ay creu estre obligé d’asseurerVostre Grandeur que la fureur des factieux n’a pas infecté ceuxde la province, qui font mesme profession que je fais. Il y ena peu de nostre Compagnie qui soient malades, et ce mauvaisexemple n’en a corrompu que la moindre partie de ceux denostre suitte. J’ay pris soin de conférer avecq plusieurs pendant
(1) Dossier n° 114, tome V, pièce 93,
(2) Dossier n° 114, tome V, pièce 94.