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Tome II.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

vailloient. lesquels abandonnèrent ce prix-fait, de crainte d’estrepunis, et dans cest intervalle, Madame la duchesse de Yentadourayant sçeu que ce nouvel édifice estoit dans son duché, elle s'yest opposée, et les prétendus réformez ont exposé pour leurdeffense que les Parlemens estoient incompétens pour cognoistrede leurs affaires, et ont évoqué celle que je poursuis devantMonsieur de Pellot, intendant de Guyenne. Mais comme le Li-mousin n’est pas compris dans la Guyenne, j’ay appréhendé quemes procédures pourroient estre subiettes à cassation, et, aprèsavoir consulté les plus fameux advocats de ce Parlement poursçavoir comment je debvois agir, j’ay esté conseillé de demandernon-seulement la desmolition de ce temple, agissant au nom duSyndic du diocèse de Tulle, mais la cessation d’exercice de cesteR. P. R., puisqu’il a esté estably dans ceste ville depuis l’Éditde Nantes par l’usurpation de l’église de la paroisse et de laMaison de ville. Mais, Monseigneur, ils ont respondu à cela queVostre Grandeur les ayant sortis de l’église, elle leur donna droitde continuer l’exercice de leur R. P. R. dans la ville, après avoirbien examiné leurs tiltres, qui justifioient leur establissementavant l’Édit de Nantes. Mais ung arrest sur requeste qu ils pro-duisent, donné au Conseil l’an 1649, faict voir qu’ils ne croyoientpas estre bien establis, et qu’ils estimoient que l’ordonnancefaicte par Vostre Grandeur n’estoit que provisionnelle, et nostreProcureur soubçonne avecq raison que ceux qui ne sont pasfidèles à Dieu ne le sont pas aux hommes; ains, que cest arrestn’estant pas scellé, il croit qu’il a esté supposé. Je ne puis, Mon-seigneur, sçavoir la vérité de toutes les productions de ces héré-tiques que de Vostre Grandeur; ains, je le prie, puisque c’estl’intérest de l’Église, le droit de Sa Majesté et de Madame laduchesse de Ventadour, qu’il plaise - à vos grâces de me fairepart de ses lumières et de marquer la manière avecq laquellej’en doibs user dans une affaire de laquelle despend la conversionde tous les hérétiques d’Argentac. Monsieur de Vigier, conseilleren la Chambre de l’Édit de Guyenne,,est commissaire et porteavecq grand attachement les intérests de sa religion, et nousattendons le retour de Béarn de Monsieur de Pellot pour sous-tenir nostre droit. Messieurs les Évesques de Tulle et de Sarlat,qui sont intéressez dans ceste affaire, ne voudroient agir que parlés sentimens de Vostre Grandeur. Pour moy, ayant reçeul’honneur d’estre commis de leur part, je les attendray dans