CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SEGUIER
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tous deux dans ceste nomination. Nous vous supplions de noushonorer de la continuation de vostre protection, pour obtenirde la bonté' du Roy la confirmation de la nomination que nousavions faicte soubz son bon plaisir, et de croire que noussommes,
j Nostre très-honore' Seigneur,
vos bien humbles serviteurs, les gens tenant la Cour de Par-lement de Bourdeaux,
: Suau.
Escrit à Bourdeaux, en Parlement, les Chambres assemblées,le douziesme aoust i665.
LETTRE DE M. DE PONTAC (au nom du Parlement) (i)Nostre très-honore Seigneur,
Nous avions espéré que le sieur mareschal de Praslin, usantdu pouvoir que Leurs Majestez luy avoient donné, pourroit pa-cifier les troubles excitez dans ceste province par le sieur d’Es-pernon, mais pendant les conférences continuelles que nousavions avecq luy pour avancer ung sy bon ouvrage, le dit sieurd’Espernon a redoublé ses cruautez et les actes d’hostilité, cequi nous a obligez de presser diverses fois le dit sieur mareschalde Praslin d’user de tout le pouvoir qu’il avoit de Leurs Majestezde conclure ung traité dans lequel les Officiers de ce Parlementet les bons et fidèles subietz du Roy de la ville de Bourdeaux etprovince de Guyenne trouvassent leur seureté contre l’injuste etl’infaillible vengeance du dit sieur d’Espernon, s’il demeuroitIdans le gouvernement avecq la mesme authorité qu’il avoit avantjces mouvemens, de laquelle il a abusé au préiudice de l’authoritéjet du service du Roy. Mais le dit sieur de Praslin nous a faict(entendre que son pouvoir n’alloit pas jusques-là, en sorte que(voyant que sa négociation ne nous pouvoit pas procurer la paixtant désirée, nous avons résolu d’envoyer le sieur de Lavie,advocat général du Roy en ce Parlement, pour, conjoinctement
(i) Dossier no 108, tome II, pièce 67.