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LES DESSOUS DE L HISTOIRE
avecq nos autres de'putez, obtenir de la bonté' de Leurs Majestezce que le dit sieur de Praslin ne nous a peu accorder. Nousespérons de vostre zèle au service du Roy et au bien de sessubietz, et de l’aifection que vous avez tesmoignée pour les in-térests de ceste Compagnie, que vous nous despartirez l’honneurde vostre protection dans ceste occasion, dans laquelle nousn’avons d’autre objet que le service du Roy, et continuerons àprier Dieu,
Nostre très-honoré Seigneur,vous continuer ses grâces et bénédictions.
Les gens tenant la Cour de Parlement de Bourdeaux vos bienhumbles serviteurs,
De Pontac.
Escrit à Bourdeaux, en Parlement, les Chambres assemblées(Sans date).
LETTRE DE M. SUAU (au nom du Parlement) (i)
Nostre très-honoré Seigneur,
Il y a quelque temps que nous eusmes l’honneur de vousinformer du désordre que les évocations générales causoient dansl’exercice de la justice et le grand pre'iudice qu’elles portoientaux subietz du Roy dans nostre ressort. Nous fismes aussy àSa Majesté de très-humbles remonstrances sur ce mesme subiet,;laquelle les trouva sy justes, qu’Elle eut la bonté de suspendreces évocations générales, desquelles ordinairement ceux qui les*ont obtenues ne se servent que dans les mauvaises causes etcontre des personnes foibles, lesquelles n’ayant le moyen d’aller 1soustenir des procez devant des tribunaux esloignez, sont con-*traintes d’en relascher; et comme les Officiers des Aides pour-(suivent au Conseil la confirmation de leur évocation et que c’estjcelle qui est la plus préiudiciable aux subietz de Sa Majesté,’comme la plus estendue, nous avons donné ordre au sieur de)Brousse, conseiller en ce Parlement, d’en poursuivre la révo-
(l) Dossier n° 108, tome II, pièce 68.