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LES DESSOUS DE I.’hISTOIRE
Conseil et du Parlement de Bourdeaux, qui avoit adjuge' lapossession de ceste terre à Madame de Soudeilles. Le respectque j’ay pour tous les arrests du Conseil m’empescha de passeroultre, et je creus que je debvois luy laisser l’explication de sonarrest, me réservant ne'antmoins le pouvoir de faire exe'cuter cequi y seroit juge'. C’est pourquoy, après avoir entendu les deuxparties, j’ordonnay qu’elles se pourvoiroient au Conseil, et ce-pendant je commis à la garde du chasteau le Vice-Se'neschal deLimoges, pour le remettre à qui il vous plairoit, Monseigneur,de l’ordonner. Je crois qu’en vous marquant les rébellions quiont este' cy-devant faictes pour empescher la restitution de cechasteau, qui n’eust pas este' peut-estre remis sy facilement syl’on n’eust usé de surprise, je vous ay assez faict cognoistre lanécessité de ce séquestre, mais je suis obligé de vous adiousterque ce chasteau estant situé sur les confins du Limousin et duPérigord, il estoit à craindre que sy l’une des parties estoit enpossession, elle ne se fortifiast contre l’arrest qui interviendrapar le secours des gentilshommes de ceste dernière province, quin’est pas de mon département, et dont il me seroit difficile depouvoir réprimer les attroupemens et les violences. D’ailleurs,comme la seule question de la réinte'grande dure depuis plusieursannées, j’av estimé que c’estoit le plus court et le plus seurmoyen pour la terminer et pour faire que les deux parties con-courussent également à la faire juger. J’ose vous dire, Mon-seigneur, qu’il est important pour le bien de la justice, pour lerepos de ces provinces et pour prévenir tous les incidens quipourront arriver, que vous ayez la bonté de la régler, du moinspar provision, sur les requestes respectives que les parties vousdoibvent présenter. J’exe'cuteray de ma part ce qu’il vous plairad’en ordonner avecq toute l’exactitude et la fidélité que je doibs.
J’ay reçeu vos ordres, Monseigneur, touchant les parentez etalliances dans ung mesme siège. J’ay envoyé le règlement duConseil à tous les Procureurs de Sa Majesté dans les Présidiauxet Se'neschaussées de ceste province, et dès qu’ils auront satisfaità ce qui leur est prescrit, j’en adresseray les Mémoires à Mon-sieur Hotman (?) pour vous en rendre compte, comme vous mel’ordonnez. Cependant, Monseigneur, je prendray la liberté devous dire que les ordonnances d’Orléans, Moulins et Bloism’ayant deffendu de recepvoir en ung mesme siège que le pèreet le fils, les deux frères, l’oncle et le neveu, n’avant point parlé