CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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des alliez, auxquels mesme quelques arrests ont jugé que cesordonnances ne debvoient point estre estendues, il semble quecomme la loy que Sa Majesté a faicte pour l’exclusion de ceux-cyjest très-juste pour l’advenir, aussy il serait de sa bonté de ne la! pas exécuter à la rigueur pour le passé à l’esgard de ceux quin’avoient que des alliez dans les sièges où ils ont esté reçeus, ouIqui se sont alliez avecq d’autres Officiers des mesmes siègesdepuis leur réception, puisqu’ils ont esté dans la bonne foy etqu’il n’y a aucune deffense formelle à laquelle ils ayent con-trevenu. Je suis avecq toute sorte de respect,
Monseigneur,
vostre très-humble et très-obéissant serviteur,
Aguesseau.
A Limoges, ce 17 décembre 1666.
ANNÉE 1667
LETTRE DE M. DE PONTAC (1)
Monseigneur,
! Je suis extresmement redevable à l’honneur qu’il vous a pieu
lue faire de me marquer vos sentimens sur le subiet de la nou-velle ordonnance, lesquels je suivray tousiours avecq beaucoup
f ie respect. Monsieur le marquis de S f -Luc m’ayant faict voir'ordre qu’il avoit de Sa Majesté, j’ay tasché de mesnager lesEsprits de nostre Compagnie autant qu’il m’a esté possible, aftn}ue toutes choses se passassent à la satisfaction de Sa Majesté,1 quoy je n’ay pas eu grand’peyne, tous ceux qui la composentt’ayant point d’autres sentimens que d’une parfaite obéissanceiux volontez du Roy. Monsieur le marquis de S'-Luc entramercredv dernier au Parlement, assisté de Monsieur Pellot. Lanouvelle ordonnance y fut portée par Monsieur le Procureur
(1) Dossier n° 114, tonie VI, pièce 66.