NOTE
WOUS avions eu d’abord l’intention de publier à cettergjfÿ place VHistoire de la possession des Ursulines de Loudun, par lePère Surin, dont le manuscrit se trouve aujourd’hui à laBibliothèque impe'riale de Saint-Pe'tersbourg, où il figure dans lecatalogue de G. Bertrand, sous la rubrique Théologie, à l’aline'a 43de la page 24, et dont il existe egalement une copie dans lefonds français de la Bibliothèque nationale, sous le n° 25,253 ;mais nos recherches ulte'rieures nous ayant appris qu’il en avaitété fait récemment deux éditions, l’une à Paris, en 1828, auBureau de l’Association du Sacré-Cœur, et l’autre, en 1829, àAvignon, chez Seguin aîné', nous avons pense' qu’il e'tait dèslors inutile de l’e'diter à nouveau.
Peut-être aurions-nous persiste' dans notre première résolution,si le récit du Père Surin avait jete' quelque nouvelle lumière surle procès d’Urbain Grandier; mais comme il n’arriva à Loudunqu’après le supplice du curé de Saint-Pierre-du-Marche', et que,d’ailleurs, il se borne à raconter par le menu les effets de sesexorcismes sur la supérieure du couvent, nous avons définiti-vement compris qu’il présentait, par le fait, un intérêt beaucouptrop secondaire pour l’imposer à l’attention de nos lecteurs.
Des raisons analogues nous ont également engagé à laisser decôté La Dieudiade ( 1 ), et à réserver, par suite, une plus grandeplace aux Papiers de la Bastille, qui, en dehors de leur impor-tance pour l’histoire véritable de cette prison d’Etat pendant lexvm e siècle, ont en outre sur le Journal du Père Surin et La Dieu-diade l’incontestable avantage d’être complètement inédits.
C’est de la Bibliothèque de Saint-Pétersbourg que provient,comme les précédents manuscrits, le Paris ridicule, par Claude
(1) Catalogue G. Bertrand. Polygraphie, 111-4°, P- 218, al. 52 D. L’initiale D indiqueque ce manuscrit faisait primitivement partie de la collection de Pierre Dubrowsky.