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Tome II.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

Le Petit (i). (Catalogue G. Bertrand. Polvgraphie, in-4 0 , p. 21 3 ,al. 3 i D.)

Bien que cette satire ait été imprimée à plusieurs reprises, lesexemplaires en sont devenus tellement rares, et elle renferme desdétails si curieux sur les hommes et les choses du temps, quenous n’avons pas hésité cette fois à en faire une réédition, dontnous nous sommes contenté, au risque d’encourir la critique decertains bibliomanes, d’élaguer quelques mots et quelques vers,dont l’obscénité était par trop grossière.

(2) Petit ou Le Petit (Claude) naquit à Paris vers 1640.Suivant S'-Marc, il était fils d’un tailleur; d’après quelques autresbiographes, il se fit recevoir avocat au Parlement. Malgré cesopinions contradictoires sur son origine et sur sa situation per-sonnelle, toujours est-il qu’après avoir fait d’assez longs voyagesen Espagne, en Italie, en Allemagne et en Hollande, il revint,en 1662, à Paris, où il s’empressa de mettre au jour L’École del’intérêt et L’Université d’amour, « songes véritables ou vérités son-» gées, galanterie morale, traduite de l’espagnol (d’Anton. Pietro» Buena) ». (Paris, 1662, in-12.)

A la même époque, il publia L’Heure du Berger, « demi-roman» comique ou roman demi-comique » (Paris, 1662, in-12), etpeu de temps après, La Chronique scandaleuse ou Paris ridicule. Lapremière édition de ce poème burlesque, qui doit probablementdater de i 6 b 3 ou 1664, est demeurée si rare, qu’on ne la trouvecitée dans aucun catalogue. Pierre de La Place en a fait paraître,en 1668, une nouvelle édition à Cologne, sous la forme d’un livretde 47 pages, qu’on suppose avoir été imprimée à Amsterdam, chezDan. Elzevier, quoique l’exécution n’en soit pas belle.

Cet ouvrage a été ensuite reproduit avec La Rome ridicule, deS'-Amand; il l’a été aussi dans le Recueil intitulé : Tableau de 1 a.vie et du gouvernement de MM. les cardinaux Richelieu et Magarin et de

( 1) Le nom de Petit ou Le Petit n’est précédé, à la tète de ses ouvrages, que del’initiale G; mais son ami, du Pelletier, le nomme Claude, et, à cet égard, il mériteplus de confiance que Hérissaut, qui le nomme Charles (Voy. le Dict. des Anonymes), etque les autres biographes qui se sont conformés à cette dernière version.

(2) Tous les renseignements que nous donnons ici sur cette satire et sur son auteursont littéralement extraits de La Biographie universelle de Michaud, nouvelle édition; duManuel du libraire et de l’amateur de livres, par J.-C. Brunet, 1862; Firmin Didot, t. III,p. 991, 992; du Dictionnaire encyclopédique de la France, par Le Bas; de la Biographe géné-rale, de MM, Firntin Didot frères; édit, de 1859, L XXX, p. 837, etc.