Band 
Tome II.
Seite
173
JPEG-Download
 

NOTE

, 7 3

M. de Colbert (Cologne, 1694, in-12), ainsi que dans les Œuvresdiverses du sieur D..., avec un recueil de poésies choisies de M. de B. (Blain-ville) (Amsterdam, 1714, 2 vol. in-12), où l’on annonce que cettere'impression a été' faite sur un exemplaire corrigé par l’auteur, etretrouvé dans ses papiers. A la suite de ce poème est un virelai,dans lequel Le Petit, pressentant la triste fin que ne pouvaitmanquer de lui attirer son cynisme, semble la défier :

Qu’on me brûle, qu’on me grille,

Et qu’on nie pende ou me pendille, etc...

En dernier lieu, le poème de Le Petit a été inséré dans levolume de la Bibliothèque gauloise, intitulé : Paris ridicule et bur-lesque au dix-septième siècle, par Claude Le Petit, Berthod, Scarron, Fr. Col-let et, Boileau, etc ., avec les notes par P.-L. Jacob (Paris, Adolphe

Delahays, 1859, in-16).

Le hasard ayant fait découvrir qu’il était l’auteur de chansonsimpies et licencieuses qui circulaient alors dans Paris, il futarrêté et mis en prison au Châtelet. En vain le président La-moignon et d’autres personnes du premier rang s’intéressèrent àce malheureux, il fut condamné à être pendu et brûlé. La sen-tence fut exécutée en la place de Grève (à la fin de 1665 ou aucommencement de 1666), à la même époque, sinon le même jourque celle qui infligeait le même supplice au mystique Martin (1).

Après sa mort, Pierre du Pelletier, son ami, l’un des écrivainsstigmatisés par Boileau, publia un ouvrage d’un tout autre genre,trouvé dans ses papiers, et qui a pour titre : Les plus belles pensées desaint Augustin, mises en vers français par C. Le Petit (Paris, J.-B. Loyson,1665, petit in-12). L’éditeur a joint à ce livre une préface curieuserelative à la fin malheureuse de l’auteur.

(1) Histoire de France, par Henri Martin (T. XIII, p. 263, note).