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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE
il logeoit à Paris chez la dame Aubry, tenant chambres garniesdans la rüe Dauphine, vis-à-vis la rüe Contrescarpe.
Le dit La Ferrière a laisse' ici sa femme, qu’on m’a assuréavoir beaucoup de probité, et à qui la nommée Cébarre a mandé,par une lettre du 7 de ce mois, que le dit La Ferrière avoit étérenfermé à Bicêtre, à cause du jeu auquel il s’étoit entièrementlivré.
Les personnes qui s’intéressent, Monsieur, à la femme de ceparticulier, craignent que ce ne soit une ruse de la part de lanommée Cébarre, qui pourroit avoir eu en vue de l’engager àenvoyer de l’argent à son mari, qu’elle lui dépeint dans unemauvaise situation et manquant de tout.
Comme personne, Monsieur, ne peut mieux que vous êtreinformé de tous ces faits, trouvez bon que je vous prie de vouloirbien me marquer ce qui en est, mais en même temps de regardercomme non avenue ma recommandation en faveur de cet homme,s’il étoit coupable de quelque faute grave pour laquelle il fûtdéplacé de faire des démarches.
J’espère que vous voudrez bien me marquer ce qui en est, etêtre bien persuadé des sentimens sincères d’attachement aveclesquels j’ay l’honneur d’être,
Monsieur,
votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Le duc de Lorge.
Je joins à cette lettre deux copies des lettres de la nomméeCébarre.
Paris, le 8 juin 1762.
Madame, je vous écris celle-ci pour m’informer de l’état devotre santé et de tous ceux qui s’intéressent à ce qui peut vousregarder, en vous rendant tous les hommages qui vous sont dus;je plains votre sort, et il est à plaindre, et je l’ay plaint dès lepremier moment que j’ay connu l’abus de bien des choses. Vousne seriez point la femme de La Ferrière, puisque vous l’avezépousé, si vous ne prenez pas garde à lui. Je sais ce qu’il m’encoûte pour avoir voulu recouvrir mon péché par le miracle. Iln’agissait pas en bête, mais en gascon. J’ay été comédienne et jem’en fais honneur, ayant pensé comme j’ay fait jusqu’à présent,