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LES DESSOUS DE L HISTOIRE
A répondu qu’il ne sait pas ce qui se passa au dedans de luile lendemain du jour qu’il eut pour la première fois des con-vulsions. Dit de soi qu’il se rappelle que la première fois qu’ileut des convulsions, elles ne lui ont pris qu’après avoir soutenusur le tombeau un garçon qui en avoit été attaqué, lequel avoitcausé à lui répondant tant d’exercice et de peine, qu’il en e'toittout en nage.
Interrogé s’il n’est pas vrai qu’en réfléchissant aujourd’huidevant Dieu sur la façon dont il a été attaqué des dites pré-tendues convulsions, du progrès qu’elles ont eu à mesure qu’illes a eues, et de la facilité qu’il a à les avoir, il n’est pas per-suadé qu’elles ne sont pas surnaturelles et qu’elles procèdent, aucontraire, de la vivacité de son imagination,
A répondu qu’il ne peut pas décider si ses convulsions pro-cèdent de son imagination, mais qu’il a la foi qu’elles procèdentde Dieu.
Interrogé s’il n’est pas vrai que le jour qu’il a été constituéprisonnier à la Bastille, il a dit aux officiers de ce château, devantlesquels il faisoit des convulsions, que quand M. Hérault vien-droit le soir, il lui en feroit voir bien d’autres,
A répondu qu’il est vrai qu’il a dit aux officiers du dit châteauque quand M. Hérault viendroit, il en verroit bien d’autres,parce que ses convulsions avoient coutume d’être beaucoup plusfortes lorsqu’il étoit devant du monde, et qu’il croyoit d’ailleursque plus elles seroient fortes, plus elles persuaderoient M. Hé-rault.
A lui représenté qu’il est donc vrai qu’il avoit dessein de seprocurer en notre présence des convulsions plus fortes que cellesqu’il avoit coutume d’avoir,
A répondu qu’il croyoit que Dieu lui en envoyeroit de plusfortes.
Interrogé s’il n’est pas vrai que lorsque nous vîmes, le soirde ce même jour, lui répondant à la Bastille, il s’excita, en effet,à rendre en notre présence ses convulsions plus longues et plusviolentes qu’il ne les auroit eues si nous n’en avions pas été letémoin,
A répondu que s’il l’a fait, c’est dans la vüe de plaire à Dieu.
Interrogé s’il l’a fait réellement,
A répondu qu’il est vrai qu’à cause de notre présence, il arendu volontairement ses mouvemens plus vifs et plus longs.