PAPIERS DE LA BASTILLE
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A lui représenté qu’il a donc voulu nous en imposer en effec-tuant .
Hérault.
Maupoint. (i)
BÛCHERON
(impression d’un livre défendu)
Du 16 décembre 174S. — Procès-verbal de la perquisition jaite cbe\ lenommé Bocheron, qui s’est mêlé de l’ouvrage intittelé : Thérèse philo-sophe.
L’an mil sept cent quarante-huit, sept heures du matin, ennotre hôtel et par-devant nous Agnan-Philippe Miche de Roche-brune, avocat au Parlement, conseiller du Roy, commissaire auChâtelet de Paris, est comparu le sieur Joseph d’Hèmery, lieu-tenant de robe courte, lequel nous a dit qu’il est chargé d’unordre du Roy qui lui a été adressé par M. le Lieutenant généralde police, à l'effet de faire différentes perquisitions au sujet d’unlivre imprimé, qui a pour titre : Thérèse philosophe; et comme il aappris que le nommé Bocheron, compagnon imprimeur, s’estmêlé de l’impression du dit livre et qu’il pourroit s’en trouverdes exemplaires chez lui, il requiert que nous nous transportionsprésentement avec lui en la demeure du dit Bocheron pour êtreprocédé à la dite perquisition, et a signé en notre minute.
Desquelles comparution et perquisition cy-dessus, nous con-seiller du Roy, commissaire susdit, avons donné acte au dit sieurd’Hèmery, et en conséquence, nous sommes transporté avec luirue Saint-Jacques, cloître Saint-Benoist, dans une maison appar-tenant au Chapitre de la dite église Saint-Benoist, et étant montéau quatrième étage et entré dans une grande chambre occupée parle nommé Bocheron, y avons trouvé une jeune particulière quinous a dit être nièce du dit Bocheron, qui étoit en campagne, etque sa tante étoit allée travailler à enluminer des estampes, etayant fait perquisition dans la dite chambre, nous n’y avonspoint trouvé d’imprimés du dit ouvrage intitulé : Thérèse philosophe,pourquoi nous nous sommes retiré, et de tout ce que dessusavons fait et dressé le présent procès-verbal pour servir et valoir
(1) La fin de cet interrogatoire manque.