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Tome II.
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PAPIERS DE I.A BASTILLE

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Hollande, suivant les ordres de M. le maréchal de Belle-Isle.

Interroge' si le re'pondant n’e'toit pas dans l’usage d’aller àVersailles et quel motif l’y de'terminoit,

A dit qu’il convient qu’il alloit souvent à Versailles, où il avoitdes confe'rences avec M. le mare'chal de Belle-Isle, et avec M. deMoras lorsqu’il étoit ministre de la marine.

S’il n’est pas vrai que le re'pondant a e'te' à Versailles pendantle mois d’octobre dernier,

A dit que oui.

Interroge' quelles sont les personnes qu’il y a vües et aveclesquelles il a e'te' en liaison,

A dit qu’il a e'te' à Versailles le mois d’octobre dernier avec lesieur Desbrières, banquier de Paris, y demeurant, rüe Bourg-l’Abbé, dans la vüe de faire approvisionner les colonies que laFrance possède en Amérique; que le re'pondant n’y a fait sacour qu’à M. le mare'chal de Belle-Isle, et n’a e'te' en liaisonqu’avec les personnes de sa maison.

Interroge' si le re'pondant ne s’est point entretenu avec quelquespersonnes des affaires présentes de l’Europe, et de l’appréhensionoù est Sa Majesté Britannique que ses États de Hanovre nesoient envahis par les troupes de France,

A dit que non.

A lui représenté qu’il ne dit point la vérité et qu’il doit seressouvenir qu’il a dit le mercredi vingt-cinq octobre dernier, enconfidence, que M. le comte de S'-Florentin étoit le ministre dujour et le favori de M me la marquise de Pompadour; que la raisonen étoit claire et se présentoit aux yeux, parce que l’épouse de ceministre avoit procuré à M me la marquise le moyen de négocierà Londres, et quoiqu’elle eût tenté deux fois inutilement derapprocher de ses vües pacifiques le Roy de la Grande-Bretagne,ce prince, cependant, voyant derechef ses États de Hanovreexposés au danger d’être envahis par les troupes de Sa MajestéTrès-Chrétienne, il en avoit pris l’alarme au point d’ordonner àM. Munkhausen, son confident et son ministre comme électeur,à faire passer incessamment à Versailles un homme adroit, pourécouter M me la marquise sur quelques articles proposés par elle,dont le sens paroissoit louche, et pour lui en proposer de plusprécis de la part de Sa Majesté Britannique,

A dit qu’il nie le contenu de la demande et qu’il n’y a pas unmot de vérité; se souvient cependant d’avoir conversé, soit aux

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