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Tome II.
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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE

Thuilleries, soit au Palais-Royal, soit chez le sieur Dhe'guerty(François), demeurant au coin de la rüe de la Vrillière, avec lesieur Walsh, qui pre'tendoit que le sieur Keene ou quelque autremilord d’Angleterre e'toit à Paris pour ne'gocier la paix avec leRoy d’Angleterre, et que le répondant a soutenu que le Royd’Angleterre s’embarrassoit peu que les Anglois fussent écrasés,pourvu qu’il pût conserver sains et saufs ses Etats de Hanovre,et qu’au surplus, le re'pondant ne connoissoit point ce prétendunégociateur.

S’il n’est pas vrai que le répondant a ajoute' que ce négociateur,qui est un militaire anglois, âge' de cinquante-trois ans, fortattache' à la personne de son Maître, e'toit arrive' vers le i5 oc-tobre dernier à Versailles et avoit e'te' introduit chez M mc lamarquise de Pompadour; que M n,c la marquise, chez laquelle leRoy e'toit entré peu de temps après, lui demanda en présencede cet e'tranger si Sa Majesté' voudrait bien approuver tout cequ’elle pourrait régler avec ce ne'gociateur pour parvenir à lapaix avec la Grande-Bretagne; que Sa Majesté' lui répondit enpre'sence de cet e’tranger : « Oui, Madame, j’approuvera)' tout ce quevous fere^ a cet égard »,

A dit qu’il se souvient d’avoir entendu dire au Palais-Royal,au mois d’octobre dernier, pendant le voyage du Roy à Fontai-nebleau, que le frère de M. Keene ou quelque autre anglois e'toità Paris pour ne'gocier la paix entre les Roys de France et d’An-gleterre ; que ce particulier avoit e'té présente' à M me la marquisede Pompadour, à laquelle il n’avoit point voulu faire aucuneproposition, qu’il ne fût certain qu’elle eût plein pouvoir de lesaccepter ou de les refuser; que M rae la marquise de Pompadour,munie des pouvoirs ne'cessaires, avoit e'coute' les propositions dece ne'gociateur, et que M. le maréchal de Belle-Isle ignorait cesconfe'rences et que le tout se passerait sans sa participation ; queces discours, qui ont e'te' tenus au Palais-Royal par des nouvel-listes qui répandent ordinairement de fausses nouvelles, ont étérépétés par le répondant au dit sieur Dhe'guerty en présence dudit sieur Walsh, autant que peut s’en souvenir le répondant, quia pu broder cette nouvelle avec quelques circonstances appa-rentes, dans la vüe d’inquiéter les dits sieurs Walsh et Dhe'guerty.qui n’appréhendent rien tant que la paix avec l’Angleterre; quela nouvelle de ce négociateur arrivé à Paris a été répanduecomme une vérité au Palais-Royal, et le répondant ne pense