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I.ES DESSOUS DE I. HISTOIRE
instruit de la ve'rite' des faits et de la façon dont on trompel'avidité de certaines personnes curieuses de nouvelles, qu’ellesadoptent ou rejettent suivant qu’elles sont conformes à leursidées; qu’à ce sujet, le répondant auroit eu occasion de réfuterles projets différens que les dits sieurs Dhéguerty et Walsh ontdonnés à M. le maréchal de Belle-Isle et à d'autres.
S’il n’est pas vrai que pour rendre les dites nouvelles plusimportantes, il a inventé que M rae la comtesse de S*-Florentin,ainsi qu’il est dit au commencement du présent interrogatoire,avoit procuré à M me la marquise de Pompadour le moyen denégocier à Londres, et qu’il n’est pas permis de compromettredes personnes en place par de fausses imputations,
A dit qu’il n’a jamais parlé de M me la comtesse de S'-Florentinaux dits sieurs Dhéguerty et Walsh, qui lui ont appris que cettedame étoit angloise; qu’il persiste dans les faits dont il est con-venu et dans la négative de ceux qu’il a rejetés; qu’il ne doitpoint être regardé comme criminel d’avoir répété ce que publientles nouvellistes du Palais-Royal, qui, à défaut de véritables nou-velles, en répandent de vraisemblables, et quelquefois de faussesque leur cerveau creux a inventées.
S’il n’est pas vrai qu’il a connoissance que le Roy d’Angleterredonne, en temps de paix, des pensions considérables en France,A dit qu’il estime que ces pensions vont, en temps de guerre, àsix cent mille livres, et qu’il a donné à ce sujet des instructionscertaines à M. de Moras et à M. le maréchal de Belle-Isle pourdécouvrir les espions que l’Angleterre a à Toulon, à Brest, àDunkerque et à Rochefort.
A lui représenté qu’il a effectivement dit ces discours que nouslui avons rapportés dans le présent interrogatoire, et que soitqu’il les ait répétés en les augmentant, ou qu’il les ait totalementinventés, il est également coupable, parce que de pareils discourscompromettent la réputation des personnes respectables sous lenom desquelles il a rapporté de pareils propos, que l’on ne doitni inventer, ni même répéter après qu’on les a entendus, àmoins qu’ils ne soient confirmés par les nouvelles publiques,
A dit qu’il n’a dit aux sieurs Dhéguerty et Walsh que cequ’il a entendu débiter comme nouvelles au Palais-Royal, etqu’il n’y a ajouté que ce qu’il nous a dit cy-dessus, savoir queM. le maréchal de Belle-Isle ignoroit totalement ces conférencesde paix, présumant qu’ils ne manqueroient pas d’en rendre