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Tome II.
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PAPIERS DE LA BASTILLE

point d’être coupable d’avoir redit ce qu’il entendoit publiercomme une chose certaine.

Interroge' s’il se rappelle les circonstances qu’il a ajoute'es à cere'cit,

A dit qu’il ne se souvient d’aucune, mais que son dessein e'toitd’allarmer les dits sieurs Walsh et Dhe'guerty, qui de'sirent laguerre, en leur disant qu’il y avoit apparence d’une paix, pourvuque le Roy d’Angleterre sacrifiât les Anglois aux Hanovriens.

S’il n’est pas vrai que le re'pondant a ajoute' que cet e'tranger,qui avoit pre'vu la re'sistance de M me la marquise de Pompadour,lui avoit remis un Me'moire raisonne', par lequel il annonçoit leséve'nemens les plus fâcheux pour la France, si on ne se de'cidoitpromptement en faveur des articles qu’il avoit e'te' chargé deproposer à M me la marquise,

A dit que ces circonstances sont inventées.

S’il n’est pas vrai qu’il a encore ajouté que M me la marquise,après avoir demandé quelques jours pour y réfléchir et se déter-miner, remit à son retour de Fontainebleau cet étranger, qu’ellevit le dimanche suivant et auquel elle donna une réponse néga-tive, avec laquelle il partit le lundi d’après, à une heure du matin:que ce particulier avoit dit au répondant, avant de monter enchaise : « Le refus de M>ne la marquise d’accepter les conditions proposées vajeter mon Maître dans une extrême perplexité pour ses Etats de Hanovre. LeParlement qui va s’assembler lui liera, a ce que je prévois, les mains, de façonà exposer son Electorat à être dévasté sans pouvoir y remédier par des con-ditions dont il auroit en vain la volonté de faire le sacrifice. Si M me lamarquise eût marqué un peu plus de condescendance, il auroit renvoyé l’as-semblée de son Parlement à la fin de décembre prochain, pour se procurer letemps de lever les difficultés et d’en venir à une conciliation avant la convo-cation d’une autre Assemblée »,

A dit que questionné un jour, au sortir du Palais-Royal, par lesieur Dhe'guerty sur la conclusion de la paix entre l’Angleterreet la France, le répondant lui dit : « On dit que l’homme qui étoit venuproposer la paix est parti » ; que le répondant ne se rappelle point cequ’il a pu avancer en voyant la crédulité du dit sieur Dhe'guerty ;se souvient cependant parfaitement le répondant d’avoir dit delui-même que M. le maréchal de Belle-Isle avoit ignoré ces con-férences de paix, dans l’idée où il étoit que le dit sieur Dhe'guertyou le dit sieur Walsh en auroit entretenu M. le maréchal deBelle-Isle, qui en auroit fait part au répondant, qui l’auroit