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LES DESSOUS DE L HISTOIRE
Vous voyez, Monsieur, combien lé dit sieur Krumm se plaintà tort de procédé irrégulier et violent de la part de la Re'genced’Eysenach, et vous conviendrez que celle-ci auroit bien plusraison encore d’insister sur une réparation et satisfaction de lasienne, pour tous les sujets de plainte qu’il n’a pas hésité àmettre sur son compte.
M rae la Duchesse, quelque dispose'e qu’elle soit d’ailleurs àfaire ce qui peut vous être agréable, se voit obligée à s’en tenirà ce que la Régence a fait dans cette affaire. Son Altesse Sérénis-sime me charge de vous le dire, en y ajoutant cependant que,comme il paraît que la perte des uniformes donnés et de l’argentavancé aux deux recrües touche le plus le sieur Krumm, ellen’est pas éloignée de donner ses ordres pour que ce qui en existeencore lui soit rendu, à condition néanmoins qu’il ne remette lepied dans la principauté d’Eysenach, ou s’il le fait, qu’il setienne dans les bornes dont il n’auroit jamais dû sortir.
Je dois insister sur ce dernier point, en vous réitérant les assu-rances qu’en toute autre occasion on sera charmé, Monsieur, devous faire plaisir, et qu’en mon particulier, j’ay l’honneur d’êtreavec une considération bien particulière,
Monsieur,
votre très-humble et très-obéissant serviteur,
G. Nonnen.
A Weimar, ce 6 août 1765.
A Monsieur . (1), colonel de Sa Majesté Princière, à Liège.
(1) Le nom est à moitié déchiré dans l’original.