PAPIERS DE LA BASTILLE
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Richelieu subjugua les grands,
Ils e'toient trop inde'pendans :
J’ay fait plus, j’ay mis la noblesseDans la plus extrême détresse^,
Le bourgeois, le peuple si bas,Qu’ils ne se soulèveront pas.
Les Provinces n’ont plus d’argent,Mais le malheur n’est pas si grand,Elles vivront d’e'conomieEt redoubleront d’industrie;
Au reste, quand Fleury mourra,Fera les vignes qui pourra.
Villeroy, ce général,
Ce général en peinture,
Irait au feu comme au bal,Ture lure,
S’il ne craignoit la brûlure,Robin ture lure.
Il laisse aller Vaudemont,
Qui se fait voir en posture,Donnez vite, luy dit-on,
Ture lure,
A demain, je vous assureRobin ture lure.
Mais quand il peut sans dangerSe faire voir en dorure,
On ne vit jamais guerrier,
Ture lure,
D’une si belle parure,
Robin ture lure.
S’il ne faut que bombarder,Il soutient bien la gageure,Mais s’il s’agit de donner,Ture lure,