356
LES DESSOUS DE L HISTOIRE
Tous les autres Saints offense'sDe voir leurs compagnons cassésVous en demandent la vengeance.
Grand Dieu si vous souffrez des desseins si hardis,Ce Ministre aura l’insolenceDe porter la surintendanceJusques dans votre Paradis.
SUR LE DIXIÈME IMPOSÉ EN 1741 (i)
Seigneur, votre équité toujoursNe voit qu’avec dédain les secrets de l’impie :
Vous souffrez quelque temps ses coupables détours,Mais vous nous dévoilez enfin sa perfidie.
Les François prévenus louoient le Cardinal
De sa douceur comme de sa prudence :
Ils ne pouvoient penser qu’on dût craindre aucun malTant qu’il tiendroit le timon de la France.
Il est vray, disoit-on, qu’il protège à l’excèsLes corrupteurs en la morale;
Qu’il approuve tous leurs forfaitsEt qu’on érige en dogme une Bulle fatale;
Que les Ministres de l’autel,
Malgré leur sainte vie irréprochable et pure,Éprouvent un destin cruelDés qu’ils n’adoptent pas l’erreur et l’imposture :Cependant, on croyoit que, sensible à nos maux,Pénétré de notre misère,
Il voudroit par bonté supprimer les impôts,
Si ce n’étoit un malheur nécessaire.
Ah ! S’il fût mort alors, par des pleurs et des crisOn eût honoré sa mémoire,
Mais l’Éternel exprès a sans doute permisQue ses vrais sentimens en mesurent la gloire :
(2)
(1) En marge, on lit cette mention : Montrer à M. de Maurepas.
(2) Il devait y avoir là plusieurs vers qui ont été omis par l’auteur ou par le copiste