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Tome II.
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PAPIERS DE LA BASTILLE

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Imposant le dixième après une famine,

Afin qu’il soit connu, par un objet d’horreur,L’opprobre de l’Église et des biens la ruine.

Que sans regret ni bénédiction,

Il sorte de ce monde en exe'cration !

BREVET POUR LES ADVOCATS. — 1730

Momus dessus son trône assis,

Tenant à sa main sa marotte,

Recueilloit un jour les avisDu re'giment de la calottePour choisir un digne sujet,

Homme verse' dans la satyre,

Des plus approchans du de'lire,

Et par conse'quent bien au faitDes visions de son Empire.

On nomma plusieurs Magistrats,

Gens d’humeur toujours renfrognée :Ceux-là ne vous conviennent pas,

Dit-il, et faute de ducats,

Non jamais dans toute l’annéeIls ne travailleroient pour mon cas,

Car, nul jugement sans épice,

Comme point d’argent, point de suisse.

Ils nous abandonneroient tousS’ils voyoient manquer la finance :

De l’ouvrage ils ne sont jalouxQue lorsqu’ils sont payés d’avance,

Outre qu’on sçait que leur science,

Hors la routine du Palais,

Qu’ils répètent en perroquets,

Est des moins estimée en France.

Un fort grand bruit dans ce momentFut entendu de l’assemblée :

Les uns crioient confusémentComme un soldat dans la mêlée;

D’autres hurloient comme des chiensQui se déchirent les oreilles,