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Tome II.
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368 LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

» M. de Valori. Vous n’avez discontinue' de me tenir le même» langage et de me les re'ite'rer par ordre de votre Cour, sans» qu’elle eût fait la moindre de'marche pour les confirmer.

» Les Autrichiens ont cependant passe' le Var, mis le siège» devant Antibes et quantité' de pays sous contribution, et malgré» cela et les instances du marquis de Valori, la Cour de Berlin» ne donne plus aucun signe de vie. 11 y a du plus ou du moins» dans tout cela. Le Roy est très-mécontent, et, à vous parler» franchement, Sa Majesté n’a plus lieu de douter que la Cour» de Vienne n’ait été bien assurée du Roy de Prusse, avant de» faire passer une armée en Provence, et que Sa Majesté Prus-» sienne ne soit en quelque façon charmée au fond de cet e'vé-» nement, comme l’unique et seul moyen qu’elle ait pour gagner» la Cour de Vienne et pour mettre la Reyne de Hongrie dans» l’obligation d’engager l’Empire à la garantie de Silésie.

» Quelque chose que vous puissiez dire, voilà le fait, et vous» ne sauriez jamais nous persuader que le Roy de Prusse, votre» Maître, ait d’autres viies pour le présent, et que les affaires» de la France lui causent la moindre inquiétude. Cependant,« comme le. Roy Très-Chrétien .veut savoir .à .quoi s.’en tenir, Sa« Majesté chargera incessamment un seigneur de sa Cour pour

» l’envoyer à Berlin., etc. », raison pour laquelle le marquis

de Valvire a été envoyé à Berlin.

Du 28 novembre 1747.

On a dit ce matin que M. le duc de Cumberland étoit sur lepoint de réussir dans son projet au sujet de l’hérédité du Sta-thoudérat, et qu’il a gagné, par argent et par menaces, plusieursvilles de la Hollande, qui lui ont accordé leur suffrage.

Plusieurs nouvellistes débitoient cet après-midi que les Hol-landois e'toient fort inquiets de la manœuvre que fait M. deLage, qui tous les jours exerce les troupes qui sont dans Anvers,et leur apprend la façon de se battre sur l’eau et l’exercice mari-time. Le dessein de ce général, à ce qu’ils disent, est de faireune descente en Zélande, aussitôt que ces troupes seront au faitdu débarquement, avec sa petite flotte, malgré la quantité detroupes que les Hollandois ont jetées dans ce pays.

Un officier, chevalier de Saint-Louis, qui est arrivé hier de