PAPIERS DE LA BASTILLE
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pour la cause commune, et milord Chesterfield lui ayant repré-senté fortement la chose, il répondit : « Fous aure% lieu de connoître,» avant que mes lettres soient parvenues à la Cour, que je m’acquitte exactement» de ce que vous désire% ».
L’espérance de pouvoir arriver à un accommodement parti-culier avec l’Espagne semble presque entièrement évanouie ; maison ne paroît pas s’en embarrasser beaucoup, parce qu’on est enétat d’agir contre les deux Couronnes combinées; mais ce quiparoît causer quelque inquiétude est que l’on vient d’apprendrepar un exprès que le marquis de Puisieulx est parti fort à l’im-proviste de Bréda, ce qui fait soupçonner que la France neveuille rompre ces conférences et qu’elle ne soit point sincèrementdisposée à la paix. Quoi qu’il en soit, le Gouvernement presseextraordinairement les préparatifs de guerre, tant par mer quepar terre, et pendant qu’on enverra les troupes promises enFlandres, on ne laissera d’en garder assez dans ce Royaumepour être en état de s’opposer à toutes les entreprises que laFrance pourroit tenter de nouveau en Écosse.