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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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décrire la fin douloureuse avec labondance de détailset la minutie dobservation dun juge chargé dinstruireune affaire criminelle.

Cétait le 18 février au soir; lassaut devait avoirlieu le lendemain, et Guise, ne voulant pas que la villefût livrée au pillage, venait dadresser à ses troupesses dernières recommandations, et au lieu de retournerà son camp de Saint-Hilaire, près Saint-Mesmin, aulieu dit les Vallins, il prit la route du château deCorney, la duchesse sa femme venait darriver.

Guise, navait pas voulu, pour économiser largentdu roi, faire construire sur la Loire un pont qui eûtcoûté de quatre à cinq cents écus. Ce pont lui eût évitéun immense détour toutes les fois quil revenait duPortereau pour rentrer en son camp.

« Espargnons largent de notre roi, disait-il, il y en« a assez à faire ailleurs; tout lui est bien de besoin;« car chascun le pille et le mange de tout côtés. Nous« nous passerons, bien de ce pont; et moy, mais que« jaye mon petit bateau, cest assés. »

La duchesse était à Corney, et venait, selon salouable et sainte coutume, solliciter de son époux cettegrâce, qui ne lui avait jamaisjété refusée, que la villedOrléans, une fois prise, fût préservée du pillage, etles habitants de la fureur des soldats (1).

Laissons maintenant la parole au prince de Caraman-Chimay (2).

Ce soir-, François de Lorraine était resté au campplus tard que de coutume. Il attendait lévêque de Li-

(1) Ch. Cauvin : Vie de François de Lorraine, duc de Guise,p. 313, 314.

(2) Gaspard de Coligny, p. 214, 215.