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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

compte de leur mission, il put les écouter attentive-ment. Dans lentretien quil eut avec eux, il manifestale désir que la paix fût promptement conclue; maislorsquil apprit que parmi les otages réclamés par lesprotestants devait figurer son jeune fils Henri, princede Joinville, il exprima la plus grande répugnance,doutant que sa femme et ses amis y consentissent, àcause de sa mort prochaine. 11 ajouta que si la reinelordonnait, il accéderait à cette pénible condition, etdonnerait en otage non seulement le prince de Join-ville, mais encore tous ses autres enfants.

Les médecins Castellan et Yicence ne crurent pas,de prime abord, que la blessure fût mortelle, le coupayant percé lépaule, mais nayant point brisé les oset « nétant point entré dedans le coffre ». Cependantla fièvre devint chaque jour plus ardente, et comme letrou fait par les balles se rétrécissait à la sortie, oncraignait que lune delles ne fût restée dans le corps.Les chirurgiens décidèrent donc quil fallait élargir lablessure, et pratiquer une incision pour la sonder. Ilsfendirent la plaie en forme de croix, y cherchèrent laballe avec les doigts et ne ly trouvèrent pas. Mais tousces efforts étaient inutiles, et les hommes de lart du-rent avouer quil ne restait aucun espoir de sauverlillustre blessé.

« Un dernier trait marqua et illustra la sublimeagonie de M. de Guise, dit Dargaud. On proposa aumalade M. de Saint-Just, qui, dans la conviction, desesprits les plus éclairés du temps, avait le pouvoir deguérir en appliquant au mal certains appareils et cer-taines paroles cabalistiques-. « Non, répondit le duc de« Guise. Je ne doute pas de sa science, mais sa science« est diabolique.JPlutost que destre sauvé par un sorti-