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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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mavez toujours tant aimé, jai reçu de grands biens devous, lesquels je désire que les miens puissent recon-naître, en vous obéissant et vous faisant service; jevous prie de les avoir en votre recommandation et leurêtre père, et vous rendre protecteurs de ma femme etde ma maison.

« Messieurs, poursuivit le duc en sadressant aux .assistants qui lécoutaient avec admiration, quand Dieumaura appelé à lautre vie, souvenez-vous davoir toutema famille recommandée envers la reine. Quant à moi,vous voyez létat je suis réduit par la blessure dunhomme qui ne savait pas bien ce quil faisait. Je vousconjure dobtenir de la reine quelle lui pardonne, enlhonneur de Dieu et pour lamour de moi. Et je suisgrandement obligé à ceux qui ont été la cause, enquelque manière que ce soit, de ce qui marrive, ear jesuis par leur moyen voisin de lheure jespère map-procher de Dieu et jouir de sa présence. Cest le temps je dois penser aux offenses que jai faites et recueillirles fautes de ma vie. »

Il rappela alors les grandes charges quil avait occu-pées, et protesta de sa probité dans le maniement desfinances de lÉtat. Il saccusa, avec regrets, davoir étécontraint duser de sévérité en temps de guerre. Il af-firma que dans la campagne quil venait de soutenir sibrillamment, aucun intérêt particulier ne le guidait,aucune ambition, aucune idée de vengeance.

Parlant ensuite de la fameuse affaire de Vassy, quemaintes fois on lui reprochait, il assura que le massacredes huguenots eut lieu malgré sa volonté.

« Je me suis défendu, déclara-t-il, je nai pas at-'taqué, et lorsque mes gens prirent les armes, en mevoyant blessé, je fis tout ce que je pus pour contenir