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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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quil avait été mis en rapport avec Goligny, et cestavec lamiral quil était retourné à Orléans, il avaitrencontré Théodore de Bèze et un autre ministre pro-testant. Dans les interrogatoires quon lui fit subir,avant même dêtre soumis à la torture, il déclara queColigny, Théodore de Bèze, un autre ministre protes-tant, dont il sest refusé à dire le nom, et la Rochefou-cauld, lavaient excité à tuer le duc. Gest avec largentque lui avait donné Coligny quil avait acheté le chevalquil montait,

« Pour lexciter à commettre ce crime, Théodorede Bèze et lautre ministre protestant lui avaient de-mandé sil ne serait pas bien heureux de porter sacroix en ce monde, comme le Seigneur lavait portéepour nous, et « après plusieurs aultres discours et<< paroles lui dirent quil seroit le plus heureux de ce« monde sil vouloit exécuter lentreprise dont M. la-« mirai lui avoit tenu propos ; parce quil osteroit un« tyran de ce monde, par lequel acte il gagneroit le« paradis et sen iroit avec les bienheureux, sil mour-« roit pour une si juste querelle. »

M. Dargaud, dans son Histoire de Marie Stuart aussibien que dans son Histoire de la liberté religieuse, nestpas moins explicite sur les rapports antérieurs de Pol-trot avec Coligny et les chefs du protestantisme.

« Poltrot avait été présenté à M. de Soubise, gouver.neur de Lyon pour les huguenots. M. de Soubise avaitdépêché ce fanatique à M. lamiral, qui lui avait donnéde lor, des encouragements, et qui lemployait en qua-lité dagent secret dans larmée catholique. « M. de« Soubise me mande, lui avait dit Coligny, que vous« avez bonne envie de servir la religion. Allez devant« Orléans et servez-la bien. » Ces mots nétaient quune