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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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« On dit encore quil a été confirmé dans son dessein« par Théodore de Bèze (1). »

Puis venant à parler du duc, il ajoute :

« Il est plaint par tous ceux qui lentourent; on« admire son courage, sa patience, son énergie à sup-.< porter une cruelle incision. »

Pour son ennemi mort, Smith na que des parolesdadmiration ; il le tient pour le plus grand capitainede la France, et peut-être de la chrétienté; il rappelleses grandes qualités militaires, sa courtoisie habi-tuelle, son éloquence, sa générosité pour les jeunesgentilshommes, pour ses soldats.

Cest à Caen que Coligny apprend à la fois la bles-sure et la mort du duc de Guise. Immédiatement ilen fait part à Élisabeth; sa lettre est brève et sansréflexions (2) :

« Madame,

« Le .sieur de Bricquemault mestant venu trouver en celieu, jay entendu par luy beaucoup de bons, honnestes etgratieux propoz, quil vous a pieu lui tenir, Et semblable-ment le sieur de Trockmorton estant venu icy, ma déclaréla creance de la querelle; jay veu par la lettre quil mabaillée do la part de Vostre Majesté, que vous laviezchargé envers mov. Mais pour le présent je ne mestendrayà vous faire plus ample responce sur ce que lunget lautrema faict entendre, et employeroy seullement la présentepour advenir Vostre Majesté comment jay eu ce jour-dhuy des lettres de mon frere, M. Dandelol, par lesquelles il mescrit que le XXIII de ce moys, le duc deGuyse mourut de la blessure dune pistolle quil avoy eue

(1) Lettre écrite de Blois, le 26 février, par Smith, à. la reineElisabeth. (Record office, State Papers France, vol. XXIX.)

(2) Record office, State Papers France, vol. XXX. (Autographe.